
Jean Pierre De Clercq, candidat à la présidence du PS était ce matin mon invité sur Bel RTL (l’interview se trouve à la seconde moitié de ce podcast ).
Vous y entendrez une attaque en règle contre Elio Di Rupo qui, selon De Clercq, se sert du PS comme un « marche pied pour ses ambitions ». Très clairement c’est l’homme qui est visé, même si l’ancien député permanent du hainaut affirme aussi incarner une autre ligne : « Nous avons perdu à gauche un pan de nos électeurs naturels par une politique du ‘ratissez large’ »
De Clercq qui se défend d’être soutenu par Van Cau, refuse l’étiquette de parvenu et affirme que son président a divisé les socialistes à Charleroi « il a soufflé sur les braises et n’a pas pris les bonnes décisions ».
« Que la justice fasse des enquêtes, très bien, qu’elle déploie des moyens disproportionnés à Charleroi, c’est excessif » glisse-t-il après avoir évoqué Paul Magnette , « je ne comprends pas comment avec 23 conseillers l’envoyé de Monsieur Di Rupo a pu ne pas obtenir le maïorat pour le parti socialiste. »
Pour l’instant, De Clercq fait cavalier seul : aucun ténor, même de second rang, n’a annoncé son intention de voter pour lui. Les réunions où il s’oppose, fédération après fédération, à Elio Di Rupo étant à huis clos, l’interview de ce matin aura donné une idée des débats internes au PS… et de leur violence.