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20 juillet 2014

Fadila Laanan et Cecile Jodogne complètent le casting Bruxellois du gouvernement Vervoort II

On attendait Rachid Madrane ce sera finalement Fadila Laanan.
Ainsi en a décidé Laurette Onkelinx, toute puissante présidente de la fédération bruxelloise du parti socialiste (au passage, ceux de mes confrères qui l'annonçaient à la ministre-présidence feraient bien de noter qu'un président de parti -ou ici de fédération- a au moins autant de pouvoir qu'un ministre, cela leur évitera des spéculations inutiles). À ce stade, Rachid Madrane, à moins qu'il ne soit repêché à la communauté française, fait figure de grand sacrifié. 
On hésitait entre Benard Clerfayt et Emmanuel De Bock, ce sera finalement Cecile Jodogne. Là c'est Olivier Maingain qui a tranché. Le choix de Jodogne donne raison aux schaerbekois (elle est l'échevine de Clerfayt et fut même bourgmestre faisant fonction lorsque celui était secrétaire d'état  aux finances au fédéral)  mais Emmanuel De Bock, le jeune qui monte,n'a pas tout perdu puisqu'il devient chef de groupe des FDF. 
Avec ces deux désignations l'équipe est désormais au complet. Dans quelques heures, ministres et secrétaires d'état bruxellois prêteront donc serment devant le parlement régional (au passage, sachez que ce sera en direct sur Télé Bruxelles).  Que retenir de l'équipe Vervoort II ? 
D'abord qu'elle se féminise fortement. Quatre hommes pour quatre femmes c'est du jamais vu dans un exécutif en Belgique. Le symbole est fort, surtout que ces dames sont plus jeunes que ces messieurs. Attention quand même : les 4 hommes ont rang de ministre, et concentrent l'essentiel des portefeuilles influents, tandis que 3 de nos 4 femmes ont rang de secrétaire d'état, ça peut paraître anecdotique puisque c'est lié au score des partis mais cela indique qu'un peu de chemin reste à parcourir pour une partité parfaite. 
L'équipe Vervoort II est globalement expérimentée. Seules Bianca Debaets et Cecile Jodogne n'ont pas d'expérience ministérielle. Tous les autres ont été ministres à l'un ou l'autre niveau de pouvoir. Cela garantit de pouvoir se mettre au travail très vite. À l'heure ou j'écris ces lignes de nombreux chefs de cabinet sont déjà connus et les équipes sont en train de se constituer. 
Enfin le gouvernement régional assume une forme d'équilibre géographique : deux Everois (Vervoort et Vanhengel aux postes clefs) et une Schaerbekoise (Jodogne) pour le nord-est, une Anderlechtoise (Laanan) pour le nord-ouest, deux Bruxellois (Smet et Debaets) pour le centre ville, un Auderghemois (Gosuin) et une Uccloise (Fremault) pour le sud. Deux remarques sur ce chapitre : pas de représentant pour les petites communes (genre Koekelberg, Saint-Josse ou Berchem) et surtout une faible représentation pour Bruxelles-ville (Smet n'y est pas très actif et le CD&V de Debaets y est dans l'opposition)  , quand on sait que les rapports ville-région sont souvent des rapports de concurrence on ne se facilite pas la tâche.  
Au niveau de la diversité des origines, malgré la présence de Fadila Laanan, l'équipe Vervoort II continue de ressembler au Bruxelles d'hier, et n'est pas représentative de la ville d'aujourd'hui (notez ainsi que le SPA a préféré Pascal Smet à Fouad Ahidar alors que celui-ci avait fait un plus gros score). Ce constat n'est pas réservé qu'au seul gouvernement régional, le monde des entreprises souffre du même mal,  on se rend compte à quel point ces évolutions prennent du temps. 

L'équipe Vervoort II

Rudy Vervoort (PS) ministre-président, en charge du tourisme et du port 
Guy Vanhengel (OpenVLD) ministre des finances et du budget 
Didier Gosuin (FDF) ministre de l'emploi, de l'économie, et de la formation professionnelle
Pascal Smet (SPA) ministre des transports 
Celine Fremault (CDH) ministre de l'environnement et de l'Energie 
Fadila Laanan (PS) secrétaire d'état à la propreté et la fonction publique (mais aussi ministre présidente de la COCOF ou elle aura la charge des crèches et de  l'enseignement)
Bianca Debaets (CD&V) secrétaire d'état à la sécurité routière, à l'égalité des chances et à la transition numérique 
Cecile Jodogne (FDF) secrétaire d'état en charge du commerce extérieur et du SIAMU (service incendie)  

30 avril 2014

Gosuin fait le buzz malgré lui (et dit la vérité)



Didier Gosuin est un homme politique à l'ancienne.  Il a chauffeur, mais pas de compte twitter, pas de page facebook, je ne le vois que rarement un GSM en main. Sa seule concession à la modernité numérique est un blog qui compile ses sorties médiatiques, et dont je soupçonne qu'il est tenu par un collaborateur. C'est dommage pour lui, car indiscutablement l'homme a toutes les qualités pour être un roi du buzz. Le verbe haut, le sens de la formule, un voix forte (au sens physique du terme) une bonne élocution et surtout un positionnement politique unique. Bourgmestre d'Auderghem (impérial dans sa commune au point qu'on ne voit pas qui pourrait le déboulonner un jour), ancien ministre de l'environnement (sa matière de prédilection), bruxellois convaincu (il a une vision de la ville et de son avenir) et membre des FDF sans être pour autant obsédé par les matières communautaires (il incarne une ligne moins radicale  sur ces questions que celle d'Olivier Maingain et envisagea un temps de se présenter contre celui-ci avant de retirer  in extrémis sa candidature à la présidence du parti) Didier Gosuin a de la personnalité. Sa liberté de parole, sa verve  et un petit goût pour la provocation en font un excellent client en interview. Alors imaginez sur le net, s'il se laissait aller à taquiner du clavier...

Ce soir Didier Gosuin fait pourtant le buzz malgré lui. En cause une interview à Télé Bruxelles où l'homme n'exclut pas que les FDF soient un jour dans un gouvernement bruxellois où se trouverait également la NVA. De la part d'un FDF la déclaration est (d)étonnante. Au lendemain des déclarations de Charles Michel et Didier Reynders elle parait comme un fameux pied de nez. Et mon petit doigt me dit qu'Olivier Maingain n'est pas ravi de la sortie médiatique de son lieutenant.

Que dit Didier Gosuin en substance ? Qu'il ne peut pas exclure d'être un jour dans le même gouvernement  que la NVA parce qu'en tant que francophone il n'a rien à dire sur la composition de la majorité bruxelloise, côté flamand. Comme expliqué dans mon billet précédent si la NVA est en situation de blocage les francophones ne pourront pas la bouder très longtemps. Ce serait prendre la responsabilité d'une crise de régime. Et donc offrir les clefs d'une flandre indépendante sur un plateau. Il n'y aura d'autres solution que de travailler avec les nationalistes flamands si la démocratie en décide ainsi. Prétendre s'y opposer c'est mentir ou sortir du cadre constitutionnel. C'est vrai pour le fédéral. C'est vrai aussi pour la région bruxelloise. Pire même : à Bruxelles francophones et flamands ont pris l'habitude de négocier séparément. Les francophones  font leur majorité, les néerlandophones la leur, et on réunit le tout. Le système est à ce point pervers que les deux majorités n'en viennent à parler programme que dans la dernière ligne droite, autant dire quand c'est trop tard. Le poids du bi-communautaire (à qui l'on prévoit de confier les allocations familiales) devraient inciter les bruxellois à revoir d'urgence ce système de négociations séparées. En attendant Didier Gosuin a raison. La majorité flamande à Bruxelles est une affaire de flamands. Aucun francophone n'est donc en mesure de dire qu'il n'entrera jamais dans un gouvernement bruxellois où siègerait  la NVA. Tous peuvent le souhaiter. Aucun ne peut s'y opposer. 

29 décembre 2013

Les archives qui tuent

    C'est une plongée dans les archives qui vaut le détour. Alors que Damien Thiery vient d'annoncer son ralliement au Mouvement Réformateur et qu'il n'épargne pas Olivier Maingain je me suis remémoré cette interview accordée à Télé Bruxelles en septembre 2012.

   Une éternité en politique, largement le temps de changer d'avis. Au cours de cette interview Damien Thiery défend bec et ongles les dernières déclarations d'Olivier Maingain (à l'époque  le président des FDF a estimé que le premier ministre Elio Di Rupo  a donné raison aux 'fascistes' en soutenant le Gordel, exactement le type d'exces de langage que Damien Thiéry dit aujourd'hui condamner). 

   Ecoutez aux alentours de 5 minutes "le  contenu de ces propos est extrêmement pertinent " ou encore "M. Maingain a toujours défendu de la meilleure façon qui soit les francophones de la périphérie" précise le bourgmestre non-nommé , qui ne semble pas du tout enclin à critiquer son président de parti, alors qu'une présidentielle interne se profile. À l'époque ces déclarations  étaient beaucoup plus favorables à Olivier Maingain que celles tenues par Bernard Clerfayt ou Didier Gosuin qui s'interrogeaient à voix haute sur le nécessité d'avoir du sang neuf à la tête de leur formation politique. 
 
    Un an plus tard, en novembre 2013 (c'est la toussaint, il est théoriquement en pleine réflexion sur son avenir politique si j'en crois le récit proposé aujourd'hui) Damien Thiery participe aux Experts. Il décoche quelques flèches aux partis qui ont négocié la réforme de l'Etat, dont le Mouvement Réformateur :  "il faut revenir sur la parole des politiciens en 2010 qui disaient qu'en cas de scission de BHV on élargirait Bruxelles" . 'Politiciens' : le terme est péjoratif. Habituellement il désigne un homme ou une femme politique qui fait passer sa carrière et son ambition avant ses engagements.



     Pour la route, je vous ajoute cette déclaration du 15 septembre 2011, malheureusement sans lien vidéo. Ce matin-là  quelques heures avant que le FDF ne rejette officiellement l'accord sur la réforme de l'Etat, Damien Thiéry tient les propos suivants :
"Je peux difficilement m'inscrire dans ce qui a été décidé. On a utilisé la nomination des bourgmestres contre la scission de BHV. Si la nomination des bourgmestres doit être tranchée par le Conseil d'État, c'est un peu la roulette russe, car selon que le Président du Conseil sera francophone ou néerlandophone on aura une décision favorable ou pas. Je constate aussi qu'on est en train de retirer des droits aux 80 000 francophones des communes sans facilités. Il sera très délicat de dire "oui" à cet accord".

 Allez, vive les archives. Et les journalistes qui vont y faire un tour de temps à autre.

15 novembre 2013

Bruxelles : les grandes manoeuvres sont lancées

Vincent De Wolf vient de lâcher le morceau. Dans l'émission Les Experts diffusée ce samedi sur Télé Bruxelles le chef de file des libéraux bruxellois reconnait que la campagne a bel et bien démarrée. D'ailleurs dimanche il organise un premier rassemblement de ses supporters au stade Constant Vanden Stock. A plus de 6 mois de l'élection c'est sans doute plus facile de dire que la campagne est lancée quand on est dans l'opposition. Dans la majorité on a plutôt intérêt à dire qu'il faut encore travailler.

  Ce vendredi vous pouviez également lire dans la Libre Belgique un bon topo signé Mathieu Colleyn de ce qui vous attend pour la confection des listes électorales. Quelques inconnus, un peu d'intoxication, des élus qui se placent, le moment est propice à ces spéculations. La vérité est que les états majors ont encore quelques semaines devant eux. Au Mouvement Réformateur l'ossature des listes devrait être communiquée lors de la tournée des vœux 2014, courant janvier. Le PS se donne un peu plus de temps, ce sera probablement pour février.

   Côté têtes de liste , quelques certitudes : Laurette Onkelinx, Didier Reynders, Olivier Maingain seront numéro 1 à la chambre pour leurs formations respectives. Rudi Vervoort, Vincent De Wolf, Didier Gosuin en pôle position pour la région. Au CDH c'est plus compliqué, j'y consacrerais un billet dans les prochaines heures ou prochains jours. Notez pour l'instant que Joëlle Milquet souhaite se présenter à la chambre, mais que la pression est de plus en plus forte pour lui demander d'être candidate à la région. A Ecolo Christos Doulkeridis sera numéro 1 à la région, Zoé Genot sera également sur cette liste alors que Yaron Pesztat, actuel chef de groupe annonce qu'il ne se représentera pas. Zakia Khattabi et Benoît Hellings sont en lice pour conduire la liste à la chambre.

  Ca c'est pour les grandes lignes. Je vous invite aussi à suivre la suite du casting. C'est souvent pour les places suivantes que les batailles sont les plus rudes, et les enjeux importants pour les partis. Au PS Fadila Laanan sera-t-elle en seconde position pour la région ? Rachid Madrane sera-t-il confirmé dans son rôle de ministre en décrochant la 3ieme place ? Emir Kir glissera-t-il vers la chambre ? Yvan Mayeur et Karine Lalieux seront-ils derrière Laurette Onkelinx, ou bien l'équilibre entre communes exige-t-il d'intercaler un élu qui ne vienne pas de la ville ? Au MR Françoise Schepmans sera-t-elle en deuxième position pour la région ? Où se retrouvera Françoise Bertieaux, qui fait aujourd'hui figure de principale victime de l'arrivée de Didier Reynders ? Des nouvelles venues comme Assita Kanko décrocheront-elles une place éligible? Au FDF Fatoumata Sidibé sera-t-elle numéro 2 à la région, la même place pour la chambre étant promise à Joëlle Maison ?

Ces interrogations taraudent le microcosme. Interviews, prises de position, cartes blanches : il faut lire les déclarations politiques des prochaines semaines en gardant ces questions à l'esprit. Elles vous aideront à comprendre pourquoi les uns et les autres prennent la parole. 

04 septembre 2013

Maingain : l'opinion publique n'est pas juge de la vie privée

Olivier Maingain, président des FDF, était mon invité ce mercredi midi sur Télé Bruxelles. Interrogé sur l'emballement médiatique autour de Delphine Boël et sa reconnaissance en paternité il a semblé s'étonner de la tournure que prennent les débats. "Il faut raison garder" a-t-il plaidé, "l'opinion publique n'est pas juge de la vie privée de qui que ce soit.Comment peut-on s'approprier le vecu de personne qui ont vécu un moment particulier ?" et le président de parti de confesser une certaine gêne. Dans cette interview Olivier Maingain confirme également que les francophones devraient se présenter en ordre dispersé dans l'arrondissement de Louvain en mai prochain... au risque de perdre un député. Il faudrait en effet monter une liste "union des francophones" pour décrocher un mandat dans cette circonscription qui comprend désormais les cantons de Hal et de Vilvorde.

02 avril 2008

Il ne regrette pas d'avoir raté la photo

Bernard Clerfayt était mon invité à 7h50 ce matin. Le tout nouveau secrétaire d’état aux finances a indiqué qu’il comptait notamment centrer ses nouvelles fonctions autour de la fiscalité verte (comprenez les incitants fiscaux favorables aux investissements écologiques). Bernard Clerfayt est également revenu sur l’arrêt de la cour de justice européenne sur l’assurance dépendance flamande. Enfin, il ne regrette pas d’avoir raté la photo officielle du gouvernement Leterme devant le parlement : « cela m’a fait beaucoup de publicité » dit-il.

L'interview est ici.

21 octobre 2007

Les pyromanes

L’orange bleue s’apprête à vivre un lundi difficile. Pour être franc l’auteur de ce blog en vient même à se demander si cette coalition pourra dépasser le stade de projet. Le ver est dans le fruit : l’orange bleue est bel et bien rongée de l’intérieur par les visées régionalistes de ceux qui prétendent vouloir la porter au gouvernement.

Commençons par le cartel CD&V/NVA. La révélation par Le Soir de la mise hors jeu d’Herman Van Rompuy par ses collègues de parti doit nécessairement inquiéter les francophones. C’est grâce à l’explorateur que l’orange bleue a pu sortir du coma dans lequel elle avait été plongée fin août. On peut bien sûr concevoir qu’il soit nécessaire de « sacrifier » Van Rompuy pour contenter la NVA et les régionalistes du CD&V. On serait dans l’ordre du symbolique. C’est injuste pour l’explorateur, mais Bart De Wever a sans doute besoin d’un scalp à brandir devant ses camarades flamands. S’il s’agit de remettre l’ensemble du compromis en question, en revanche, Yves Leterme serait bien inspiré de siffler la fin de la récréation. Quelque soit le statut du document final (« note Milquet » ou « projet Van Rompuy », approuvé ou pas) celui-ci avait le mérite de délimiter un cadre de travail et les grandes étapes des réformes à venir, et c’est bien autour de ce document que les négociateurs ont conclu à « suffisamment de convergences » pour reprendre les négociations. Le remettre en cause aujourd’hui c’est repartir de zéro, trahir la parole donnée et aller dans le décor. Ce lundi, à l’heure des bureaux de parti l’explorateur et ses relais vont devoir avoir 5 minutes de courage politique. L’heure n’est plus aux positionnements musclés, mais à une négociation raisonnable que la population attend depuis trop longtemps. Yves Leterme doit d’abord faire entendre raison à son propre cartel s’il veut avoir l’autorité qu’il revendique sur l’orange bleue.

Mais soyons de bon compte : si l’incendie couve au sein du cartel, les prises de position du FDF doivent également être soulignées. Dans un communiqué ce week end son président Olivier Maingain attise le feu de la maison social-chrétienne flamande. Ce lundi 3 bourgmestres FDF et MR des communes à facilités entendent également mener une partie de leur conseil communal en français : c’est une provocation, et ils le savent bien. On ne discute pas ici du fond de la démarche (après tout il n’est pas absurde que des communes peuplées aux ¾ de francophones puissent se diriger en français) mais bien de la date choisie. La loi impose l’emploi du néerlandais dans les conseils de Flandre (pour rappel les facilités concernent les relations du citoyen avec les administrations, pas le fonctionnement de celles-ci). Remettre en question cette loi à un moment délicat des négociations revient à durcir le ton. Il est difficile d’ imaginer que les négociateurs flamands laisseront passer sans rien dire. Et l’on peut s’interroger sur le degré de participation de Didier Reynders à la manœuvre. Si le président du MR a réellement donné son accord au FDF on pourrait y voir l’indication que sa formation ne croit plus beaucoup dans les chances de l’orange bleue, et qu’il est préférable de ne pas laisser le terrain des intérêts francophones au seul CDH. Dans le cas contraire, et si le FDF va jusqu'au bout de ses déclarations, les lignes rédigées ci dessus à l'intention d'Yves Leterme peuvent s'appliquer également au ministre des finances.

En agissant de la sorte le CD&V et le MR, principaux promoteurs de l’alliance de centre droit, en viennent donc à nous faire douter de la viabilité de leur projet commun. Aux régionalistes du CD&V et aux bourgmestres FDF on serait, à la veille de ce lundi crucial, tenté de rappeler que les pyromanes ne jouent pas sans danger avec les allumettes. Craquez celles que vous avez en main, messieurs, revient à incendier l’orange bleue. Et à prendre le risque de nous faire passer d’une crise politique à une crise de régime.