
Il y a bien sur ce couac technique pour lequel la chaîne a du s’excuser auprès des téléspectateurs avant de programmer une nouvelle diffusion sous titrée (si j’ai bien compris une opération sur le fichier son a endommagé les paramètres de mixage qui n’ont donc pas été transmis correctement vers notre site de diffusion à Luxembourg). Il faut y ajouter désormais le courroux du mouvement réformateur (vous pouvez lire ici le point de vue d’Hervé Hasquin) qui menace de déposer plainte devant le conseil supérieur de l’audiovisuel. Le but de ce blog n’est pas de polémiquer avec le président du MR : ses commentaires relèvent du débat politique je ne porterai pas de jugements (tout au plus soulignera-t-on que la dénonciation par les partis politiques d’un éventuel parti pris des médias est un grand classique des campagnes électorales et que François Bayrou, pour prendre un exemple étranger, a su en tirer un très bon profit). Pour éclairer les lecteurs de ce billet je voudrai néanmoins apporter quelques précisions sur le partage du temps d’antenne.
La couverture de la campagne électorale se divise en deux périodes : une période de prudence, au cours de laquelle nous respectons les équilibres de l’assemblée sortante, et une période de campagne à proprement parler où nous nous efforçons d’arriver à une égalité de traitement entres les formations démocratiques.
Le « débat national » intervient donc dans la première période dite de « prudence » (la période de campagne débute 40 jours avant l’élection, donc, pour ces législatives 2007, le premier mai). Durant cette période pas d’égalité de traitement entre les formations politique mais un équilibre correspondant au rapport de force des élections de 2003. Dans cette période il faut comptabiliser le débat national ET le grand défi de Louis Michel. Le temps de parole PS/MR ne semble pas, vu de mon bureau, si déséquilibrée.
A la question "fallait-il faire le débat national ?", la réponse est forcément oui.