16 août 2007

En vacances

Je prends trois semaines de repos... Retour en septembre... Avec un gouvernement ?

14 août 2007

Autopromotion

Pas beaucoup de temps pour écrire : j'assure la fonction de chef d'édition ces jours-ci, ce qui laisse peu de temps aux loisirs (et pourtant on peut pas dire non plus qu'en "simple reporter" j'ai l'impression d'être un figurant de la "la croisière s'amuse"). Les deux JT ont donc consacré ce mardi des séquences au site Orange-bleue-info que je signalais plus bas sur ce blog, rendez-vous chez Damien pour ceux qui les ont ratés. Même si la vanité est un vilain péché je vous renvoie aussi ici pour vous persuader que l'exercice du blog n'est pas vain (au passage merci à l'auteur, que je ne connais pas, je le confirme, pour ces lignes dont la lecture me fût très agréable).

12 août 2007

Orange bleue sur le net

L'orange bleue inspire les blogeurs. Je vous suggère ce site ou chacun peut poser des photos aux couleurs des négociateurs. Léger et sympa, ca passe le temps et on risque d'en avoir besoin.
Le très compétent Emich (si vous avez le temps lisez aussi sa cyber enquête sur le blog de Bernard Clerfaydt) a même mis au point un compteur orange bleue.
Le coktail orange bleu a fait en revanche sur André Flahaut , le ministre qui ne part jamais en vacances et qui en profite pour blogger un peu, un effet comparable à celui d'un chiffon rouge agité devant un taureau dans les arènes de Nîmes : chargeeez !
Et puis tant qu'à signaler des liens, ce recensement assez correct (ou si vous préférez proche de mes propres connaissances) de la blogosphère politique belge.

Décrispation ?



Comme je l’avais déjà signalé dans mon dernier billet ci dessous, Yves Leterme commence à apprivoiser les médias. Ce dimanche le formateur a même proposé des interviews séparées aux journalistes de télévision qui campent devant Val Duchesse après avoir même offert hier un duplex sur un trottoir de la rue de la loi à la RTBF (vous trouverez ici l’intégralité de l’interview accordée ce dimanche à mon confrère Loïc Parmentier).
Pour la petite histoire Yves Leterme n’était pas accompagné par son attaché de presse, il a demandé conseil à un journaliste de la VRT pour savoir comment communiquer le plus efficacement… conseil efficace, les seuls perdants étant comme la chaîne privée flamande VTM n’était pas sur place).Pendant jours d’affilées on n’a donc pas entendu de portes claquer à Val Duchesse. C’est un progrès. Mieux : les francophones reçus samedi et les néerlandophones consultés aujourd’hui ont tous soulignés un climat positif. Sans doute la pression un peu moins forte pendant le week-end du 15 août a-t-elle apaisée le formateur et ses troupes. On hésite ce soir à parler d’un tournant dans les négociations…Olivier Maingain, président du FDF absent de la table des négociations de samedi a d’ailleurs dans un communiqué rappelé toute la prudence nécessaire aux analystes qui tentent de décrypter la partie de poker en cours…

03 août 2007

La menace

Le formateur Yves Leterme a tenu ce vendredi une une conférence de presse (ici en vidéo) bien plus convaincante que la précédente. En une semaine le patron des sociaux-chrétiens flamands a donc appris que l'on ne devait pas forcément être "cassant" avec la presse et qu'une réponse agressive était forcément analysée comme un manque de confiance en soi.
Sur le fond Leterme n'a rien annoncé de révolutionnaire, mais a confirmé que le communautaire restait le noeud de son problème de formateur et qu'il reverrait le roi le 17 août. Ce qui se passait à l'entrée de Val Duchesse était donc plus significatif : le ministre de l'intérieur et négociateur VLD Patrick Dewael menaçait à demi mot de couper les vivres aux francophones si ceux-ci ne mettaient pas de l'eau dans leur vin communautaire. Dewael était même très précis en soulignant que la politique des grandes villes et la prévention de la toxicomanie, exercées par les régions et les communautés, étaient financées par le le fédéral. Pour l'instant les francophones font comme s'ils n'avaient rien entendu, même si le formateur a confirmé que la menace a bien été répétée autour de la table des négociations. Le plus beau dans tout cela ? La réaction de Bart de Waever, président de la flamandissime NVA, interrogé par un confrère néerlandophone qui lui demandait si Dewael avait raison : "je ne mange pas de ce pain là, c'est du chantage"...

30 juillet 2007

Elio y croit-il encore ?

Val Duchesse piétine. Ce lundi soir les négociateurs lancent deux groupes de travail supplémentaires, l'un sur l'arrondissement judiciaire de Bruxelles Hal Vilvorde, l'autre sur la coopération entre les régions et l'état fédéral. Le groupe de travail budget, qui se réunit lui depuis une semaine n'a toujours pas de chiffres précis à proposer (le déficit budgétaire 2007 varie de 1milliard 6 à 1 milliard 9 suivant les sources).
Improductive l'orange bleue ? Je vous conseille ce détour par le blog d'Elio Di Rupo : vous y lirez que le président du PS s'attend à des surprises (il vous propose même de parier un kilo de chocolat)... et n'exclut pas des rebondissements. On ne serait pas étonné que le terme "rebondissement" renvoie à d'autres coalitions "PS inside". Elio, est-il bien informé et plus si sûr d'aller dans l'opposition ? Ou c'est juste pour mettre la pression ?

27 juillet 2007

Le Doute


L’épisode du vrai-faux accord sur une baisse des impôts a amplifié un doute latent : et si Leterme n’y arrivait pas ? Plusieurs confrères de la presse écrite se posent désormais ouvertement la question (c’est même la une du Vif). Il est sans doute un peu tôt pour enterrer le formateur, à qui on accordera le bénéfice du doute. La maladresse n’est pas un pêché mortel, surtout lorsqu’on pèse 800 000 voix, et l’homme pourrait encore nous surprendre.


Je ne reviendrai pas sur la personnalité de Leterme et ses blocages face à la presse (le patron des sociaux chrétiens flamands tente apparemment de dissimuler son angoisse derrière de l’agressivité, ce qui n’est pas une bonne idée… et si je peux me permettre un conseil, un peu d’authenticité ne lui ferait pas de mal).
Si la fréquentation du porche de Val Duchesse tout au long de la semaine ne m’a pas appris grand chose sur Yves Leterme, le comportement des autres négociateurs est beaucoup plus édifiant. Il faut oser l’écrire : les partenaires de l’orange bleue ne négocient pas (ou pas encore). Ils sont en campagne électorale.


Quand la présidente du CDH se cabre sur un projet de baisse d’impôts (immédiatement et habilement rebaptisé « réforme fiscale » par le ministre des finances) elle se trompe d’exercice. Si Milquet négocie un accord de gouvernement, demande des chiffres, veut vérifier que c’est compatible avec l’épure budgétaire, ses partenaires, eux, sont à l’affut du « bon coup ». Ce vendredi le CDH s’est donc mis au diapason des autres formations en revendiquant la paternité de « l’accord de principe sur l’augmentation des allocations sociales ». Il ya quelques mois le CD&V et le CDH raillaient la politique d’effets d’annonce de Guy Verhofstadt. Ils utilisent aujourd’hui les mêmes ficelles.


A la place d’Yves Leterme on commencerait doucement à s’inquiéter. Tant que les négociateurs cherchent avant tout à marquer des points dans l’opinion publique il sera difficile d’avancer. "Je travaille pour réussir" lançait ce vendredi après midi le formateur devant les journalistes. Et les autres ?

25 juillet 2007

L'accord qui n'existait pas

Curieux vaudeville à Val Duchesse ce mercredi. Peu après 18 heures Joëlle Milquet, sortant de négociations, indique à la presse les difficultés à trouver un accord sur une baisse des impôts, les chiffres budgétaires n'étant pas bons et le marges réduites explique-t-elle en substance.
20 minutes plus tard Yves Leterme, formateur, précise toutefois qu'il est sûr qu'il y aura une baisse des impôts. Il ne précise toutefois ni la date de son entrée en vigueur, ni son ampleur ni les groupes bénéficiaires (bas salaires ou salaires moyens ?). Entre le CDH et le CD&V il y a une brèche.
Didier Reynders, s'y engouffre. Vers 19h40, sortant à son tour, le président du MR affirme qu'il a rappelé le formateur pour s'en assurer : il y a bien un accord sur une réforme fiscale dit-il. Traduction : Joëlle a tort, ou alors elle est la seule à s'y opposer. Réaction du CDH par voie de communiqué un peu plus tard : le CDH n'a pas marqué son accord sur une réforme fiscale. Le texte indique même que les centristes francophones sont "très étonnés " (traduction : furieux) de l'emploi du terme "accord."On y verra plus clair plus tard ?
Mon reportage pour RTL TVI est ici.

Remaniement : au tour des chefs cab

Marie Arena reste donc ministre présidente de la communauté française et conserve la compétence de l'enseignement. Ce qui n'avait pas été dit en revanche lors de l'annonce du remaniement ministériel de la semaine dernière c'est qu'elle change de chef de cabinet. Gaétan Servais sera remplacé par Renaud Witmeur, qui était jusqu'ici chef de cabinet de Rudy Demotte. Ce changement de patron pourrait annoncer un réorganisation de l'ensemble du cabinet Arena. La nouvelle, connue des membres du cabinet depuis quelque jours déjà, m'a été confirmée par la porte parole du parti socialiste. On peut y voir la volonté du président du PS de renforcer la solidité de l'équipe dirigeante en place à la communauté française. Gaétan Servais, organisateur du festival de rock des Ardentes, aurait été jugé en partie responsable des "errements" parfois reprochés à la ministre-présidente.

24 juillet 2007

Leterme atterit, le pugilat s'amplifie




Yves Leterme a fait ce lunddi soir un réel mea culpa : reconnaissant une faute, et présentant ses excuses à « ceux qui auraient pu être choqués », le formateur a confirmé qu’il s’était bien mélangé les pinceaux sur l’hymne national. En agissant de la sorte Yves Leterme ne se laisse pas enfermer par ceux qui voulaient ne voir dans l’incident qu’un excès d’esprit critique de la presse francophone, et se place en bien meilleure situation pour négocier. Fin de l’incident qui aura donc permis à Yves Leterme de retomber sur ses deux pieds en prouvant qu’il peut bien, à terme, s’imaginer en premier ministre de tous les belges.

Le formateur est-il sorti d’affaire pour autant ? Pas sûr. A peine sa note remise les libéraux francophones et flamands ouvraient les hostilités. Le texte est vague, imprécis, pas concret disaient les uns. Inacceptable disaient les autres : les gars, il faudra vous mettre d’accord. En réalité si la note reste imprécise sur les points les plus délicats elle contient aussi beaucoup de projets. Certains vont ouvertement à l’encontre des intérêts francophones ou wallons. D’autres devraient hérisser les syndicats. J’y reviendrais dans le détail.



Lundi soir, à chaud, Didier Reynders n’hésitait pas à affirmer que l’on s’avait d’où venait la note et qu’on gagnerait du temps à réécrire d’emblée certains chapitres.

Ce mardi parès midi c’est Joëlle Milquet qui a durcit le ton à son tour. Si l’on souhaite discuter de transfert de fiscalité, pas question expliquait-elle, très remontée, en sortant de la première journée de négociation. Et la présidente du CDH ajoutait même que si elle avait été tenue à un devoir de réserve jusqu’à présent elle pouvait désormais dire tout le mal qu’elle pensait de cette note puisque celle-ci est aujourd’hui publique : « si vous la lisez vous devez comprendre pourquoi nous étions réticents jusqu’à présent » a-t-elle lancé à la presse.

Est-ce surprenant ? Non si l’on considère qu’un début de négociation impose toujours un peu de musculation pour que les partenaires aient le sentiment d’être respectés. Mais l’on pouvait penser que cette phase était derrière nous. Pour négocier il faut du calme, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Val Duchesse avait été retenu. Si les déclarations d’entrée et de sortie continuent à ce rythme il faudra alors se rendre à l’évidence : l’orange bleue, jusqu’à présent, a enclenché une spirale négative où chaque partenaire semble tout à tout vouloir durcir le jeu.




Mon intervention dans le journal de 19 heures est ici.
NB : certain lecteurs avisés avaient remarqué une confusion dans les dates... j'ai sans doute hâte que cela avance... c'est corrigé, merci pour vos remarques.