Au carrefour de la politique et de la culture... Belgique, Bruxelles, la communication, le pouvoir, les idées, le théâtre ou la musique ... le blog perso du journaliste Fabrice Grosfilley
04 septembre 2013
Maingain : l'opinion publique n'est pas juge de la vie privée
Olivier Maingain, président des FDF, était mon invité ce mercredi midi sur Télé Bruxelles. Interrogé sur l'emballement médiatique autour de Delphine Boël et sa reconnaissance en paternité il a semblé s'étonner de la tournure que prennent les débats. "Il faut raison garder" a-t-il plaidé, "l'opinion publique n'est pas juge de la vie privée de qui que ce soit.Comment peut-on s'approprier le vecu de personne qui ont vécu un moment particulier ?" et le président de parti de confesser une certaine gêne.
Dans cette interview Olivier Maingain confirme également que les francophones devraient se présenter en ordre dispersé dans l'arrondissement de Louvain en mai prochain... au risque de perdre un député. Il faudrait en effet monter une liste "union des francophones" pour décrocher un mandat dans cette circonscription qui comprend désormais les cantons de Hal et de Vilvorde.
Labille ne fait pas le moine
Le look est impeccable. Costume bien coupé, cravate aux tonalités rouges, chaussures de luxe étonnement pointues et coupe de cheveu savamment négligée. Le sérieux d'un banquier mais avec la petite touche rebelle qui vous indique le supplément d'âme : je pourrais faire de l'argent mais j'ai choisi une autre voie. Depuis sa nomination Jean-Pascal Labille a la démarche ministérielle. Il y a un air de Jean-Claude Marcourt chez cet homme là : même attachement à la province de Liège, même profil de technicien, même mâle assurance de ceux qui pensent comprendre les grands enjeux, même maîtrise des instruments de la puissance industrielle, sociale et politique, même proximité avec le monde syndical. Même difficulté aussi : celle d'un profil plus technique que romantique et au jeu des compétences ministérielles la mauvaise carte qui atterrit dans vos mains : ArcelorMittal pour l'un, la SNCB et ses top managers pour l'autre. Habilement conseillé, prudent, et surtout plus politique qu'on ne le pensait, le ministre est en train d'assoir son image.
En se lançant en politique Jean-Pascal Labille l'assurait : c'était un intérim. Le technicien, flatté qu'on fasse appel à lui était prêt à rendre service mais n'envisageait pas de quitter le monde des mutualités. C'était du temporaire. Un renvoi d'ascenseur. Un prêt. Pour lui une expérience ou une ligne de plus sur son CV.
À 9 mois des élections la tonalité a changée : 'je suis au service de mon parti' indique l'homme quand on l'interroge sur son programme 2014. Ajoutez un hommage au premier ministre et une petite phrase 'je suis prêt à repartir pour un gouvernement Di Rupo II' qui voudrait n'appuyer que la coalition, sans qu'on puisse exclure qu'elle ne parle aussi de son auteur, et vous comprenez que Jean-Pascal Labille s'incruste en politique. Et qu'à Liège ceux qui le voyaient comme un sauveur ou un allié devinent désormais un concurrent. L'ancien patron des mutualités sera candidat. C'est une évidence.
03 septembre 2013
Labille reconnait un "couac" dans les nominations à la SNCB et se dit prêt pour un gouvernement Di Rupo II
02 septembre 2013
Demotte : la Wallonie compensera le déficit de la fédération
Rudy Demotte, ministre-président de la fédération Wallonie-Bruxelles a estimé ce lundi sur Télé Bruxelles qu’il était exclu de toucher au budget de l’enseignement « quand on inscrit dans le plan Marshall 2022 l’enseignement comme priorité ce n’est pas pour déconstruire l’enseignement, la fédération a des entités qui vivent à ses coté (…) quand on voit qu’il y a des difficultés, la région wallonne peut intervenir. On va regarder comment se rendre utile ». Le ministre-président confirme ainsi que le budget ne sera pas à l’équilibre en fédération Wallonie-Bruxelles.
L’intégralité de l’interview est
disponible ici :
01 septembre 2013
Les stratégies de rentrée
Nous y sommes. Demain, ou les jours suivants, les écoliers reporteront le cartable. Les politiques eux sont déjà de retour sur les plateaux TV et dans les pages "interviews" des quotidiens. Cela mérite qu'on s'y arrête. Le contenu de ces déclarations le moment ou elles prononcées, et même le média choisi, cela nous dit beaucoup sur les objectifs de communication que s'assigne chaque formation politique. Derrière ces communications on devine un peu de l'image que se font les partis des rapports de force, des attentes du public, de leur propre position sur l'échiquier et donc un peu des stratégies de campagne à venir. Distinguons 4 grandes tendances :
1)Les offensifs
Ce sont ceux qui sont les premiers à prendre la parole. Faire votre rentrée avant les autres, cela permet d'essayer de donner le "la" et d'obliger les autres à se positionner autour de vos propositions. C'est la stratégie suivie par le Mouvement Réformateur où Charles Michel puis Didier Reynders ont accordé leur interview de rentrée dès la semaine dernière. Les mauvaises langues glisseront que le MR pouvait ainsi mettre un terme aux polémiques du mois d'août (Gaëlle Smet, Jacqueline Galant) pour réorienter le débat. Cela indique une volonté de corriger son image, de se repositionner, ou tout simplement de commencer à peser sur la campagne. Limite de la formule : sortir le premier c'est parfois sortir trop tôt, quand tous les électeurs ne sont pas rentrés.
2) Les Sphinx
Ce sont ceux qui décident d'en dire le moins possible. Quand les choses marchent, que vous êtes persuadé que votre image est bonne, il faut surtout ne pas vous abîmer dans des déclarations qui constituent toujours une prise de risque. Le sphinx ne fait pas d'interview de rentrée. Au pire il le fait en dernier, après tout le monde, histoire de marquer son autorité. Cette technique est depuis longtemps celle d'Elio Di Rupo : pour la rentrée de septembre, comme pour les voeux de janvier, l'homme au noeud papillon intervenait après tous ses camarades. Cette année, outre le premier ministre, Paul Magnette et Bart De Wever appliquent la communication du sphinx : aucune interview à ce stade. Le patron de la NVA a même indiqué à une consoeur qu'elle ne pouvait pas attendre une interview avant 2014. Limite de la posture : se taire vous donne un caractère hautain, méprisant, et en cas de problèmes vous paraitrez éloigné des difficultés.
3) Les opposants et leurs cibles
Il en va des interviews de rentrée comme des autres déclarations : les nuances s'évaporent, les petites phrases perdurent, surtout quand elles ciblent vos adversaires. L'interview sert alors à cliver le débat, à souligner les lignes de fractures. C'est ce à quoi s'emploient Emily Hoyos et Ecolo : se poser fortement en opposition avec le Mouvement Réformateur. Ce n'est pas qu'un différent idéologique. Certes Ecolo et le MR n'ont sans doute pas la même vision économique et budgétaire. Mais en tentant d'isoler le MR (en mettant le financement de l'école au centre de l'attaque) Ecolo renforce l'Olivier... Limite de la tactique : cela ressemble à un sauvetage de dernière minute, et on attend que les autres partis se positionnent. Si Benoit Lutgen a raillé la réforme fiscale Columbo du MR on ne sent pas la même ferveur.
4) Les francs-tireurs
Dans tout parti, la communication est un dosage subtil entre les consignes présidentielles et les aspirations personnelles. Les interviews de rentrée c'est aussi l'occasion de jouer une carte personnelle, pour mettre en avant un accent particulier et espérer soigner sa notoriété. Les médias adorent les petites musiques originales, qui passent parfois pour des couacs dans la belle mélodie partisane. Siegfried Bracke vient de nous en livrer un bel exemple en plaidant pour un gouvernement fédéral plus soucieux d'économie que de réformes institutionnelles. Coté francophone Alain Destexhe essaye de jouer une partition ouvertement sécuritaire, flirtant avec des thèmes utilisés par des partis peu démocrates. Avec une différence : la ligne Siegfried a été immédiatement corrigée par Bart De Wever. Alain Destexhe, comme le souligne Marcel Sel, bénéficie du silence de son président.
29 août 2013
Lallemand et Van Den Broeck nouveau duo pour le rail belge
L'information n'est pas encore officielle mais plusieurs sources gouvernementales confirment ce midi qu'on approche d'un accord dans la saga des top manager. Pour rappel le gouvernement fédéral se déchire depuis de longs mois sur le casting des hauts dirigeants d'un grand nombre d'entreprises ou d'organismes dont le mandat est arrivé à échéance. Pas moins d'une centaine de mandats à renouveler dont des entreprises très emblématiques comme B-Post, Belgocontrol, la loterie nationale ou l'IBPT.
Au sein de cette liste c'est surtout autour de la SNCB que les choses se sont crispées en juillet. Avec la réforme du rail on passe de 3 entreprises (Sncb, Infrabel et la Holding qui chapeaute les deux) à deux. Ajoutez un débat sur les rémunérations et les discussions ont trainé plus qu'en longueur. Le train des nominations ressemblait plus à une locomotive à vapeur qu'à un Eurostar.
Selon toute vraisemblance et d'après les informations que j'ai peu recueillir Luc Lallemand serait donc reconduit à la tête d'Infrabel (le réseau) tandis que Michel Van Den Broeck prendrait la tête de la SNCB (le reste). Michel Van Den Broeck, actuel patron de Leaseplan après être passé par ABX est la surprise du casting. Il remplacerait donc Marc Descheemaeker qui irait lui s'occuper de B-logistics. Jeannie Haeck le patron de la holding actuelle se retrouverait à la tête de la loterie nationale. Bref ce n'est ni la reconduction pure et simple des patrons sortants, ni l'option tabula rasa, mais un mélange des deux. Théoriquement la décision aurait du formellement être prise vendredi midi par le conseil des ministres. Ce jeudi le scénario ne faisait pas l'unanimité coté flamand. Le conseil a été prudemment reporté à lundi.
26 août 2013
Charles Michel veut du fiscal et ne désavoue pas ses parlementaires
C'est la rentrée. Ce matin pour mon premier interview de la saison je recevais Charles Michel sur Bel RTL. Le président du mouvement réformateur y a défendu l'idée d'une nouvelle réforme fiscale. Baisser les impôts de 5 milliards permettrait de créer 100 000 emplois affirme le libéral. Et selon lui il ne serait pas nécessaire de compenser par de nouvelles économies (voir l'extrait ci-dessus).
Plus loin dans l'interview j'ai également interrogé Charles Michel sur les sorties de Jacqueline Galant (voir article ci dessous) et d'Alain Destexhe (il a publié la semaine dernière une carte blanche dans la Libre Belgique s'interrogeant sur l'utilité du centre pour l'égalité des chances).
Le président du MR n'a pas désavoué les deux parlementaires : bien entendu que ce que Jacqueline Galant dit c'est au nom du MR mais il faut prendre l'ensemble du message du MR ou encore c'est la liberté de Destexhe de s'interroger sur la manière dont le Centre pour l'Egalité des Chances utilise l'argent public.
Plus loin dans l'interview j'ai également interrogé Charles Michel sur les sorties de Jacqueline Galant (voir article ci dessous) et d'Alain Destexhe (il a publié la semaine dernière une carte blanche dans la Libre Belgique s'interrogeant sur l'utilité du centre pour l'égalité des chances).
Le président du MR n'a pas désavoué les deux parlementaires : bien entendu que ce que Jacqueline Galant dit c'est au nom du MR mais il faut prendre l'ensemble du message du MR ou encore c'est la liberté de Destexhe de s'interroger sur la manière dont le Centre pour l'Egalité des Chances utilise l'argent public.
14 août 2013
Isabelle Durant annonce qu'elle ne veut que l'Europe
C'est la conséquence d'un billet publié ici même : Isabelle Durant annonce sur Twitter qu'elle n'envisagerait pas de se présenter à la chambre, quelques soient les circonstances. J'expliquais il y a deux jours dans un billet que vous trouverez ci-dessous que la député européenne écolo était en compétition avec Philippe Lamberts pour obtenir la tête de liste en mai prochain. Pour les deux candidats obtenir la pôle position est crucial : les Ecolo sont assurés de passer un deputé, mais parier sur le second est plus qu'hasardeux.
J'expliquais que le/la recalé(e) pourrait toujours se présenter au poll suivant, celui qui désignerait la tête de liste pour les élections législatives. Sur Twitter Isabelle Durant à donc infirmé l'hypothèse : 'choix par défaut : non' précise-t-elle dans un tweet repris par l'agence Belga et le site de la Libre Belgique (le Soir reprend l'info en ne parlant que de Twitter). Elle fait ainsi part de son engagement et de son désir d'Europe. Elle a quelques atouts à faire valoir, sa vice-présidence du parlement et sa proximité avec des poids l'ours comme Daniel Cohn-Bendit n'étant pas les moindres. Cette sortie sur Twitter indique donc que l'Europe ne serait pas le premier choix, mais le seul choix pour celle qui fut autrefois secrétaire fédérale puis vice-première ministre.
Je maintiens cependant que si la confection des listes à été prévue dans cet ordre là par la co-présidence d'Ecolo c'est bien avec cette idée là : voyons d'abord comment tourne la liste au parlement européen pour voir qui sera ensuite candidat à la chambre. Et ajoutons que les écologistes seraient bien sots de se passer de Durant ou de Lamberts puisque l'un comme l'autre ont démontré de réelles qualités de parlementaires.
Notes de lecture : les outils du journaliste
J'ai un peu de retard. Mais je m'étais dit qu'en relançant ce blog je signalerai de temps à autre des ouvrages que je trouve significatifs et en rapport avec la matière traitée ici. Je vous recommande donc 'Du pigeon voyageur à Twitter' petit ouvrage collectif, dans la collection'Liberté, j'écris ton nom'. Les trois auteures (Vinciane Colson, Juliette De Maeyer et Florence Le Cam, toutes enseignantes à l'ULB) proposent un petit parcours parmi les outils techniques du journalisme.
Cela se lit rapidement, 90 pages, le style est factuel et agréable, et le contenu reste très concret : du pigeon voyageur aux ordinateurs, du calepin aux ciseaux, quels sont les outils qui comptent dans ma profession ?
Retenons un point : le copié-collé a toujours existé. Aujourd'hui sur les sites d'info on recopie de la dépêche (on la 'reformate' c'est à dire qu'on raccourci, qu'on ajoute un titre, une photo et un éventuel lien hypertexte) mais est-ce vraiment éloigné du battonage d'antan quand on demandait au journaliste stagiaire de faire la colonne des brèves ? C'est le principal rappel de cet ouvrage (outre que les journalistes ont toujours été peu payés).
Bref, le journalisme évolue mais ne change pas fondamentalement. Les journaux ont toujours tenté de concilier deux logiques : celle de fournir un contenu original et à forte valeur ajoutée qui les distingue de la concurrence, et celle d'être exhaustif en reproduisant un maximum d'informations même si on les trouve ailleurs. Le journalisme c'est à la fois de la création et de la vente, de la consience civique et du marketing. J'ajouterai, mais ce n'est pas dans le livre, que les titres qui négligent l'aspect créatif finissent toujours pas disparaître, absorbés ou depassés par plus exhaustif et plus rapide qu'eux...
12 août 2013
La bataille de 2014 se joue à la chambre
Le quotidien Le Soir publié ce samedi un intéressant casting des têtes de liste pour les élections de l'an prochain. Pour rappel en mai nous voterons à la fois pour les législatives (la chambre) les régionales (parlement wallon, bruxellois ou flamand suivant votre lieu de résidence) et européennes (parlement européen). Législateur et réforme de l'Etat ont voulu qu'il n'y ait plus d'élection au Sénat et qu'un candidat ne puisse se présenter que dans une seule assemblée.
D'après Le Soir Elio DI Rupo sera donc candidat pour la chambre, dans le Hainaut alors que Rudy Demotte et Paul Magnette se présenteraient au parlement wallon. Les bruxellois verront s'affronter Laurette Onkelinx, Joëlle Milquet, Didier Reynders et Olivier Maingain aux législatives (3 vice-premiers et un président, belle affiche à laquelle mes confrères ajoutent Zakia Kattabi, mais j'aurai moi qu'il est plus prudent d'attendre qu'Ecolo ne désigne sa tete de liste européenne- elle se joue entre deux autres bruxellois Isabelle Durant et Philippe Lamberts, rien n'empêcherait le perdant de viser le parlement fédéral à défaut des étoiles Européennes). Que Jacqueline Galant dont je vous parlais il y a peu irait au parlement wallon. Que Marie Arena, Jean-Pascal Labille, Louis Michel ou Anne Delvaux sont cités pour l'Europe.
Fort bien. Le journaliste qui signe l'article, David Coppi, est l'un de ceux qui connaît le mieux notre personnel politique. La distribution, qu'il presente avec la prudence nécessaire s'appuie sur des confidences receuillies à bonne source et des infos vérifiées, le pronostic est donc hautement plausible et se vérifiera probablement en grande partie.
Mais n'allons pas trop vite. À 9 mois des élections tout peut encore bouger. Dans plusieurs circonscriptions les candidats sont encore au coude à coude, ce qui n'est pas étranger à nombre de sorties dans la presse ces dernières semaines. Ce n'est qu'en janvier que les troupes seront en ordre de marche, peut être même après.
À la copie de David Coppi ont serait tenté d'apporter non pas un bémol mais un éclairage supplémentaire. Celui des objectifs prioritaires. Puisque plusieurs scrutin se déroulent simultanément chaque formation devra arrêter une hiérarchie. Ainsi pour le PS c'est probablement la bataille des législatives qui sera considérée comme celle à ne surtout pas perdre. Retrouver 26 députés semble difficile pour le PS, mais il faudrait limiter la casse et rester première formation francophone à la chambre. Deux arrondissements, parce qu'ils pèsent plus lourds en terme de population et donc en terme d'élus sont cruciaux dans cette stratégie : Liège et le Hainaut. Raison pour laquelle Elio Di Rupo sera candidat à la chambre et non à l'Europe. Poussons la logique un peu plus loin : si la chambre est si importante, que l'avenir du pays et la place de premier ministre se jouent là, pourquoi ne pas jeter toutes ses forces dans cette bataille? Imaginez : derrière Elio Di Rupo, Rudy Demotte et/ou Paul Magnette. Les 3 locomotives électorales hennuyeres ensemble dans une belle image d'unité.... Certains socialistes n'écartaient pas il y'a quelques semaines l'idée d'une telle dream-team législative. Toujours avec la même logique Jean-Pascal Labille pourrait plus efficacement tester son capital électoral à la chambre qu'à l'Europe, reléguée dans la seconde division électorale. C'est là que je voulais en venir : pour le PS le casting des régionales est probablement secondaire et je ne lui accorderai pas la même importance que mon collègue. La réflexion est identique pour Ecolo : Jean-Marc Nollet sera plus vraisemblablement candidat à la chambre qu'au parlement wallon, ce qui lui permettra en outre d'être à nouveau chef de groupe si jamais les verts devaient quitter le pouvoir régional. Au CDH Benoît Lutgen doit s'interroger sur sa capacité à décrocher un second siège grâce à son score personnel, plutôt la chambre, plutôt la région ? Au MR Charles Michel à déjà tranché en faveur de la chambre.
Reste un contre-exemple : le FDF n'a plus beaucoup d'illusion sur son poids fédéral : il passera de 3 à 2, voir 1 deputé. Il peut en revanche espérer peser sur la parlement bruxellois, et pourquoi pas intégrer une nouvelle majorité régionale. Raison pour laquelle Bernard Clerfayt sera plus utile derrière Didier Gosuin que derrière qu'Olivier Maingain. Mais pour tous les autres partis les faits sont là : c'est le rapport de force au parlement fédéral qui sera déterminant. C'est donc aux législatives qu'on fera rouler ses plus grosses locomotives.
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