09 mai 2006

Gosuin/Destexhe : ça discute


L'information nous a été confirmée à plusieurs sources : les discussions ont repris entre FDF et MR sur la constitution d'une liste unique à Auderghem pour les prochaines élections communales. Les négociations en cours pourraient offrir une place à Alain Destexhe sur la liste emmenée par Didier Gosuin en échange de la promesse de s'effacer ensuite (Destexhe est déjà député bruxellois, député de la communauté et sénateur : il renoncerait donc à un poste d'échevin). Ni le bourgmestre FDF ni le sénateur PRL n'auraient toutefois donné leur accord officiel à cet arrangement imaginé par leurs états majors...

08 mai 2006

Désunion chez les réunionistes

Les réunionistes (autrefois on disait les rattachistes) n'iront pas au combat électoral main dans la main. Ceux qui souhaitent unir le destin de la Wallonie (et parfois de Bruxelles) à la république française se déchirent toujours. Le rassemblement wallonie france ( de Paul Henri Gendebien) et le pôle Wallon (d'André Libert) se présenteront chacun de leur coté. Le vocable "listes wallon" sera utilisé par un rassemblement du parti france, du rassemblement wallon et du mouvement citoyen wallon.

Plus d'Iris en terreau flamand


Il y a des absents qui sont parfois beaucoup plus visibles que les présents. Samedi soir, lors de la cérémonie officielle de la fête de l'Iris (fête officielle de la région Bruxelloise) ni Brigitte Grouwels (CD&V) ni Guy Vanhenguel (VLD) ne se sont déplacés pour écouter les discours d'Eric Thomas et Charles Picqué respectivements président du parlement régional et ministre président (tous les deux PS). Que Brigitte (secrétaire d'état) provoque une nouvelle fois ses collègues francophones, soit. Que Vanhenguel, qui occupe le poste de ministre régional du budget et passe pour un proche de Guy Verhofstadt, n'ait pas non plus jugé utile ou digne de se déplacer voilà plus inquiétant. Que cache son absence ? Du mépris ? De la déception ? Un signal ? Dix sept années après sa création la région bruxelloise se trouve face à cet amer constat : à l'exception de Pascal Smet (SPA, tiens il a encore marqué un point celui-là ...) ses ministres flamands boudent la fête de l'Iris, comme ils boudent leurs collègues francophones. Car ces derniers mois à chaque tension avec la Flandre les ministres flamands ont suivi la position de leur parti frère, parfois au mépris des intérêts de leurs électeurs bruxellois (c'est par exemple le cas sur le dossier des nuisances aériennes...).
Ces élus peuvent pourtant compter sur une sur-représentation au parlement régional, (trop?) aimablement concédée par les francophones lors des "accords du lombard" (négociés par un certain Daniel Ducarme) pour protéger la minorité flamande de Bruxelles. Une garantie que certains francophones regrettent déjà.
A la veille de grandes négociations institutionnelles, et avec un gouvernement où les équipes francophone et néerlandophone ne jardinent plus dans la même direction, on n'est pas sur que l'Iris continuera à fleurir longtemps...

05 mai 2006

Joëlle désavoue André


Ce fût l'un des moments de sincérité du "grand défi" : Joëlle Milquet a désavoué le passage du Giro par Perwez, dans le brabant wallon. Le fait que Perwez soit la commune du ministre CDh André Wallon est probablement l'un des critères de décision pour le choix de cette ville-étape. Bref pas très "bonne gouvernance"...
"Si vous voulez le savoir, en l'apprenant je n'étais pas particulièrement heureuse" a reconnue la présidente du CDH, critiquant ainsi clairement l'action du ministre des transports sur ce dossier.

04 mai 2006

Joëlle à plein temps


Pas de commentaires sur l'actualité politique aujourd'hui. Avec Kathryn Brahy et Barbara Mertens nous préparons le Grand défi de Joëlle Milquet, présidente du CDh ce vendredi soir à 19h45 sur Bel RTL et RTL TVI. Cela mobilise toute notre attention...
Comme pour les numéros précédents les telespectateurs peuvent intervenir en posant une question au 070 344 040. Je reviendrai sur le déroulement de l'émission ce week end.

03 mai 2006

Happart ivre au volant


Ce sont les journaux des groupes Vers l'avenir et Sud presse qui le révèlaient ce mercredi matin : le président du parlement wallon a été victime d'un accident de la route le week end dernier avec un taux d'alcoolémie de 0,78 gramme (pour rappel la limite légale est 0,5). José Happart reconnait les faits et concède que ce n'est pas un bon exemple , mais interrogé sur RTL il ajoutait qu'"il se sentait bien, pas du tout en état d'ébriété"...l'excuse mille fois entendue du chauffard inconscient de ses actes. José Happart (ou plus exactement son chauffeur) a déjà été verbalisé pour excès de vitesse. Pour rappel il y a eu 1149 accidents mortels en Belgique en 2005... et leur nombre diminue en Flandre , il augmente en Wallonie...

Football-panic autour du service civil


C'est un couple infernal : des médias hypersensibles combinés à des politiques hyperactifs. Depuis le meurtre de Joe Van Hoolsbeek la sécurité et l'encadrement des jeunes sont devenus les thèmes exclusifs du débat politique. Vu le succès de la manifestation et après une semaine d'abstinence (à la demande des parents) il était légitime que les politiques reprennent la parole et arrêtent certaines mesures d'urgence pour répondre à l'opinion. Mais la fièvre ne retombe pas. ON peut blâmer tant les politiques (était il inévitable de faire de nouvelles déclarations sur le sujet lors de la fête du travail ? ) que les journalistes (y compris mes collègues de la presse écrite : on ne compte plus les pages spéciales sur la sécurité...). L'impression générale dégage un petit goût d'avant 21 avril (le jour où Le Pen accède au second tour de l'élection présidentielle française après une campagne où les médias se focalisent sur la sécurité)...
Ce mercredi on était toujours l'ambiance. Après les déclarations (tant au MR qu'Au PS) en faveur d'un service civil le monde politique s'agite pour marquer de son empreinte un projet pourtant tombé en léthargie profonde... Sur le site officiel du gouvernement un communiqué daté de vendredi mais publié cet après midi explique que le ministre Arman De Decker a obtenu de ses collègues au dernier conseil des ministres qu'un groupe de travail soit mis en place sur la question (pour infos les autres communiqués du conseil ont bien été publiés vendredi)...
Et le groupe MR rappelle lui que la loi proposant un tel service a été votée le 11 avril 2003 (il y a donc presque 3 ans ! ) sur une proposition du député Robert Denis. Le texte fût même publié au moniteur... mais jamais appliqué faute d'arrêtés d'éxécution.
En début de soirée le ministre de la défense double finalement tout le monde : il annonce que les arrétés d'éxécution pour son département de la défense sont prêts et qu'il sera en mesure d'intégrer 1000 jeunes pour des occupations civiles (aide aux handicapés, logistique, encadrement de jeunes...) au sein du département de la défense dès l'automne. Les "volontaires" s'engageraient pour un an avec une solde d'environ 200 euros cumulable avec des indemnités chômages.
En politique 80 000 marcheurs font plus en 3 jours qu'un gouvernement en 3 ans...

02 mai 2006

La TV transforme-t-elle les politiques en stars ?


C'est un rapport impressionant de 250 pages (ajoutez 150 pages d'annexes) et quasi-exhaustif de ce qui s'est fait en termes d'émissions politiques au sein de la communauté française ces dernières années. L'étude conjointe de l'obeservatoire du récit médiatique (ucl) et du centre d'étude de la vie politique (ulb) commandée par le parlement de la communauté française et le conseil supérieur de l'audiovisuel (sur le site duquel on peut la peut télécharger en PDF) porte sur la "spectacularisation des personnalités politiques dans les programmes de la communauté française" et épluche minutieusement les différentes émissions électorales de 2003 et 2004 (Sur RTL et la RTBF mais aussi sur les TV communautaires) ainsi que quelques JT et les émissions concédées à la RTBF. On s'en voudrait de simplifier ici à l'extrême le travail des universitaires mais la conclusion globale est que "la situation belge présente des programmes assez modérés en termes de spectacularisation". Si l'on compare notre situation à la présence de politiques chez Fogiel, Drucker et Ardisson en France ou au Laatste Show sur la VRT on peut même écrire que les chercheurs font preuve d'une grande prudence dans leur conclusion !
Les auteurs notent bien que les débats dominicaux ont glissés progressivement vers des débats de société et ne sont plus des émissions politiques à proprement parler (je ne leur donne pas tort). A la lecture on se rend compte aussi assez clairement que le service public ( avec des émissions comme "destination élections" par exemple) contribue autant, sinon davantage, à la spectacularisation de la vie politique que RTL TVI. On regrettera toutefois que cette étude n'ait pas pu intégrer "le grand défi" dans son analyse...
La présence d'une émission de 45 minutes à une heure de grande audience autour d'un invité de référence (qui dispose d'un temps important pour développer ses propositions) avec une mise en scène volontairement sobre a redonné de l'air aux politiques... On espère que les chercheurs le souligneront lors du débat organisé ce jeudi matin au parlement de la communauté française pour présenter leurs travaux.

01 mai 2006

Duel violet sur la sécurité


Le meurtre de Joe Van Hoolsbeck résonne toujours dans notre paysage politique. Les discours du premier mai ont été dominés par une nouvelle série de propositions des membres de la majorité fédérale en vue d'améliorer la sécurité. Pour Didier Reynders, président du MR, il faudrait responsabiliser les parents en privant les familles des jeunes délinquants de leurs allocations sociale. Celles-ci, versées sur un compte bloqué, seraient versées aux jeunes une fois la majorité atteinte. Une suggestion déjà avancée la semaine derniere et répétée ce lundi devant les caméras de télévision.
Pour le président du PS, Elio Di Rupo, les stewards de rue pourraient être tranformés en "gardiens de la paix", non armés mais en communication avec les forces de police sur le modèle des bobbys anglais. Le président du PS a également plaidé pour un cours de civisme dans les écoles. Au même moment, à Bruxelles, la vice première ministre PS Laurette Onkelinx proposait de réfédéraliser l'aide à la jeunesse (comprenez l'encadrement et el suivi des jeuens délinquants).
Les deux formations de la majorité fédérale se retrouvent sur l'idée de créer un service civil sur base volontaire pour les jeunes qui sortent des études.

L'odeur du muguet plus forte que le parfum des violettes


Outre une thématique très "sécuritaire" (voir ci dessus), le premier mai aura aussi été marqué cette année par un affrontement à distance entre socialistes et réformateurs. A Jodoigne la ministre des classes moyennes Sabine Laruelle indiquait que si les socialistes ont un manifeste pour les indépendants "ils en parlent, en parlent, et en parlent encore"... De son coté Elio Di Rupo affirmait à Frameries que pour "vouloir plus de policiers dans les rues et, en même temps, vouloir moins de recettes fiscales il faut être David Coperfield, un prestidigateur, ou croire aux miracles, mais moi je ne vois pas comment on fait "... avant d'indiquer devant les journalistes qu'une seconde réforme fiscale "sur 10 ans, programmée en fin de législature sur les budgets de la coalition suivante" ne verrait pas le jour.
Le réglement de compte entre partenaires violets est d'autant plus visible que cette année Ecolo et CDH n'ont pas organisé de manifestations propres. Au premier mai l'odeur ennivrante du muguet masque donc le discret parfum des violettes...