31 mai 2007

Humour de campagne


Epinglés aujourd’hui sur le web, deux moments d’anthologie de l’humour politique. D’abord Alain Courtois, Louis Michel et Marc Wilmots sur un canapé, genre soirée coupe de Belgique (manque la bière, mais la référence à une grande marque est implicite) pour encourager l’équipe bleue. Au moins c’est rassurant, on apprend que Marc Wilmots est toujours vivant, moi qui le cherchais depuis 3 ans au sénat… Si Alain Courtois a l’intention d’être aussi présent que son supporter dans la haute assemblée je ne suis pas sûr que cela soit un message très positif. Louis Michel en fait également des tonnes, mais on a l’habitude.

Coté PS on manie également l’arme de l’humour pour annoncer par l'intermédiaire d'une vidéo l’ouverture d’une ligne d’information ce week end. Les citoyens pourront poser des questions sur le programme des rouges. La référence musicale et le numéro vert retenu renvoie aux campagnes de pub des numéros de renseignements en France (un bel exemple de privatisation d’un service public, mais on n’est plus à cela a du échapper au concepteur). En fin de séquence apparition d’ Elio himself… qui dimanche au moins, devrait plutôt être au Doudou qu’au bout du téléphone.

30 mai 2007

Suivez le guide (publicité non électorale)

A 10 jours de l’élection, il serait grand temps de s’intéresser aux programmes, non ? Je vous invite à faire ce test (http://91.121.27.46/CWS/Index.aspx?PageID=64) mis en ligne sur le site RTL.be/federales. Inspiré de l’émission « pour qui voter ? » que j’avais montée en 2004. Le principe est simple : en sélectionnant une réponse vous validez des propositions reprises dans un ou plusieurs programmes. Le questionnaire a été élaboré par le Cevipol de l’ULB. A la fin du quizz vous découvrirez votre « profil partisan ». Avec une petite réserve : votre choix d’électeur peut se baser sur d’autres éléments que votre adhésion au programme. L’image que vous avez des leaders des différents partis (adhésion ou rejet), une réaction à l’actualité du moment, le soutien que vous souhaitez apporter à un candidat en particulier sont des motivations qui ne sont pas prises en compte par ce test. Mais pour ceux d’entre vous qui sont indécis c’est un outil instructif. Et pour ceux qui sont déjà sûr de leur choix, l’occasion de vérifier le bien fondé de leurs convictions.

Tant qu’à faire de la pub le site www.politique2.be, auquel RTL collabore, vous propose une sélection de la blogosphère belge. Un bon outil pour découvrir les blogs des partis et des commentateurs plus ou moins engagés. Ce site est personnalisable : vous pouvez modifier la mise en page, incorporer les flux d’autres sources que nous n’aurions pas référencées ou zapper celles qui ne vous intéressent pas.
Si après ces deux conseils d’amis vous ne votez pas en connaissance de cause la semaine prochaine, je ne peux plus rien pour vous.

29 mai 2007

Le délicat équilibre du CDH


C’est désormais à Charleroi que bat le cœur de la campagne électorale. La délicate situation de la majorité communale alimente désormais l’essentiel des discours et commentaires. Le mouvement réformateur en attirant ainsi l’attention de l’opinion publique sur la ville a probablement atteint l’un de ses objectifs : ramener les affaires au cœur de la campagne. Ce n’est évidemment pas positif pour le parti socialiste, mais on ne peut pas être sûr que cela sera forcément bon pour le MR. Accessoirement cela nous éloigne des enjeux d’une élection qui est bien fédérale et ni wallonne ni communale, mais il se peut bien que ce type de cohérence échappe au grand public, et donc, par voie de conséquence, aux conseillers en communication, mais ça c’est une autre histoire.

Revenons à notre campagne et à son épicentre carolo. Le PS, à Charleroi, et le CDH, à Bruxelles, ont tenu de nouvelles conférences de presse aujourd’hui sur les suites de l’affaire. Léon Casaert pour le PS carolo a pris acte du départ des réformateurs et indiqué, pour faire court, qu’il ne les regrettera pas.

A Bruxelles autre discours : le CDH attend le 10 juin mais précise déjà que rester tout seul avec le PS n’est pas du tout à son goût.

Décodons : si le CDH veut ouvrir à tout prix la majorité carolo à un troisième partenaire ce n’est pas par charité chrétienne. Ce n’est pas non plus parce que le CDH aurait peur d’être seul face aux socialistes carolos. Non, ce que cherche le CDh aujourd’hui c’est surtout d’éviter le piège tendu par le mouvement réformateur. A Charleroi les libéraux ont polarisé la campagne, se posant en adversaire résolu du parti socialiste. Et apportent du coup de l’eau à un moulin qu’ils font tourner depuis quelques mois : voter CDH c’est voter PS. Pour le CDH il fallait donc prendre des distances avec le PS carolo. Question de survie, pour éviter que le vote pour le parti du centre ne soit perçu comme un vote inutile. Joëlle Milquet va devoir naviguer entre deux écueils : être suffisamment critique vis à vis du partenaire socialiste pour contrer la manœuvre du MR. Sans renier pour autant le travail effectué en commun dans les régions et à la communauté française, ce qui risquerait de la faire passer pour une renégate. Et de compliquer encore un peu plus le débat.

28 mai 2007

Le cas carolo


Les affaires qui secouent une fois de plus la ville de Charleroi sont comparables en bien des points à un cancer : une maladie silencieuse qui ronge la démocratie de l’intérieur et qui pourrait bien, si l’on n’y prend garde, finir par terrasser la confiance des citoyens dans leurs élus. Dans le cas qui nous occupe l’ablation de la plus grande ville de Wallonie n’est pas envisageable. Traiter la maladie impose donc un combat qui devrait mobiliser tous les démocrates.

Une fois ce préambule posé intéressons nous aux derniers développements.

L’inculpation d’un échevin est un fait grave. Plus encore lorsqu’il s’agit d’un délit commis dans l’exercice de ses fonctions. Personne ne devrait pouvoir tolérer qu’un élu soit suspecté de faux et usage de faux, à fortiori lorsqu’il s’agit d’une fausse délibération d’un conseil communal. En attendant que la justice statue définitivement (l’homme serait alors soit condamné, soit blanchi) cet échevin ne peut pas décemment continuer à exercer ses fonctions. C’est vrai pour toute la Belgique, cela l’est plus encore pour Charleroi. JeanPol Demacq devait donc démissionner immédiatement. En souhaitant entretenir le doute et faire traîner les choses en longueur le Parti Socialiste ne rend pas service à la démocratie.

Faut il pour autant approuver la décision du Mouvement Réformateur ? Quitter une majorité ne peut pas être un acte irréfléchi. On ne peut que s’étonner de la différence de ton entre les déclarations apaisantes de samedi (la majorité carolo reste unie disait-on alors) et la rupture décidée lundi matin. Il semble évident, même si Olivier Chastel s’en défend, que la position réformatrice a évoluée sans que de nouveaux éléments ne l’explique. Cette volte face doit donc apparaître pour ce qu’elle est : une manœuvre de campagne électorale qui n’est pas digne du débat sur la bonne gouvernance que ses auteurs entendent mener.

On peut comprendre que le MR quitte une majorité parce qu’un échevin inquiété par la justice refuse de s’effacer rapidement. On ne peut pas comprendre qu’il le fasse pour un obscur communiqué de presse publié 48 heures plus tôt. L’ambiguïté autour de la date du départ réel de Jean Pol Demacq aurait pu être levée dès ce mardi à l’occasion d’un collège échevinal. Au pire le MR aurait pu demander la convocation d’un conseil communal extraordinaire pour acter le remplacement immédiat de l’échevin démis.

A Charleroi, on est bien tenté ce lundi soir de renvoyer les deux principaux acteurs de la crise dos à dos. Vu l’état avancée de la maladie il faudrait davantage de courage et de détermination pour affronter les brebis galeuses. et les écarter sans ménagement de la vie publique. Le PS se grandirait en ne permettant pas à des élus visés par une enquête de continuer à siéger. Il serait même sain qu’il songe à exclure de ses rangs ceux dont la culpabilité est avérée. En rejoignant les bancs de l’opposition le MR fait le choix de ne plus pouvoir faire pression sur son partenaire. S’il crée un électrochoc celui ci sera de courte durée.

Même si la poussée de fièvre du jour peut bien s’expliquer par le scrutin du 10 juin, le conseil communal, avec le rapport de force voulu par l’électeur, restera lui bien en place jusqu’en 2012. Pour stopper la maladie, il est peut-être encore temps. Mais les discussions sérieuses ne pourront reprendre sur ce sujet qu'à partir du 11 juin.


NB personnel : j'ai reçu des deux camps ce lundi des coups de téléphones peu agréables. Ma vision du journalisme m' impose de me tenir à distance de toutes les formations politique et de n'adhérer qu'à ce que je crois être la vérité. Je tente toujours de vérifier ce que j'avance publiquement. Que cela déplaise à droite et à gauche m'incite à penser que je suis (un peu) dans le vrai. Même en période électorale j'apprécie toutefois que mes interlocuteurs gardent leur calme et un minimum de politesse. Constatant que ce n'est pas toujours le cas je vous confirme que la campagne rend nerveux... des deux côtés.

27 mai 2007

Parlons-en, entre programme et divorce


C’est un exercice pédagogique qui mérite d’être salué. En publiant
« parlons-en » Didier Reynders ne fait rien d’autre que de traduire l’essentiel de son programme sous une forme accessible. Une 100 aine de page qui ne révolutionneront pas la politique mais qui permettent aux curieux de savoir quels sont les projets du MR sans se lancer pour autant dans la lecture aride de tout le programme. Bizarrement (mais c’était un samedi) la présentation du bouquin à la librairie filigranes n’a pas attiré énormément de journalistes et risque de passer assez innaperçue.

La traduction des grands axes du programme libéral est globalement assez fidèle, même si l’on peut reprocher l’un ou l’autre oubli peut être pas tout à fait involontaires (par exemple l’idée de développer 2ième et 3ième pilier pour le financement des soins de santé figure bien dans le programme, pas dans ce résumé). Sans surprise on retrouvera dans « parlons en » un plaidoyer pour une baisse des cotisations sociales, l’idée d’instaurer des peines incompressibles, la possibilité pour les pensionnés de continuer à travailler s’ils le souhaitent, l'instauration d'un service minimum dans le secteur des transports en commun, etc.
L'ouvrage s'ouvre sur un chapitre consacré à l'enseignement. Ce n'est pas une surprise : depuis le début de la campagne le mouvement réformateur se décale sur les thèmes de la communauté française et de la région wallone. Position qui lui permet d'attaquer des bilans qui ne sont pas les siens et de passer sous silence 8 années de présence dans la majorité fédérale. Le MR suit ainsi la stratégie de Nicolas Sarkozy : tenter d'incarner une forme de rupture, alors que ses candidats ont tenu des rôles actifs dans la majorité sortante. Pour rappel le 10 juin les électeurs se prononcent pourtant exclusivement sur la conduite du niveau fédéral.
A noter également : une prise de distance implicite avec les écologistes purs et durs (Ecolo n’est pas cité) dans le chapitre consacrer au climat : « loin des effets d’annonce et des coups médiatiques, loin des prophéties d’apocalypse, le développement durable demande surtout le sérieux et le pragmatisme que seule une vision libérale et moderne, c’est à dire réformatrice, peut apporter ». Jean Michel Javaux appréciera.


Le parti le plus ouvertement critiqué est le parti socialiste , avec une phrase lapidaire sur le bilan de Laurette Onkelinx « la modernisation de la justice, c’est clair, n’a pas été menée à bien par le dernier gouvernement. Je dois le reconnaître. » et un paragraphe déjà bien rodé lors des discours de meetings, sur la situation carolo « Sur le plan politique, ce n’est pas de promesse éternelles et non tenues de rénovation d’un parti dont nous avons besoin. Ce n’est pas non plus de codes de bonne conduite ou de règle plus explicites. Les règles existent déjà, elles sont claires et connues de tous. Ce dont nous avons besoin, c’est de personnes et de partis fiables immédiatement, qui incarnent la rigueur et l’honnêteté et qui opèrent le vrai changement ».


A la lecture de ces lignes ont peut se demander si une reconduction de la coalition violette est encore bien réaliste. Ajoutées aux propos de d' Elio Di Rupo sur RTL TVI vendredi soir, ces lignes sonnent comme un constat de divorce avec le PS. Imaginer le "couple contre nature" se remettre ensemble dans ce contexte semble de moins en moins probable. Interrogé par mes soins samedi, Didier Reynders a préféré esquiver la question.

On peut bien sûr regretter la sortie tardive de l’ouvrage, en plein week end de pentecôte et 15 jours avant les élections c’est un peu court. Réponse de Didier Reynders : « il vous reste une semaine pour le lire, et une semaine pour en débattre ».


PS : je termine actuelement la lecture des 4 programmes, c'est très instructif et pense y revenir dès que possible.
"Parlons-en" est publié par Luc Pire.

25 mai 2007

Deux partis, une facture


C’est le weekend end des familles. Ce samedi le parti socialiste organise une « rencontre des familles » au lac de l’eau d’heure. Lundi, 2 jours plus tard, le CDH propose lui une « grande fête des grands- parents et des familles »… toujours au lac de l’eau d’heure.
Le plus beau ? Apprenant qu’ils allaient utiliser le même type d’installation au même endroit, les deux partis (dont on a déjà suffisamment souligné qu’ils étaient susceptibles de travailler ensemble au fédéral dans les mois à venir) ont décidé de partager le même chapiteau. Selon un principe de saine gestion faire monter une tente pour 3 jours est moins onéreux que d'en monter deux pour 24 heures et cela permet de négocier les prix. Le CDH a donc fait appel au même prestataire de service, et les deux formations vont se partager la facture. Prémonitoire ?

Inauguration + élections = communication



Ce vendredi a lieu l’inauguration du « Wiels », nouveau centre d’art contemporain à Bruxelles. Le carton d’invitation recèle une petite pépite. Il précise en effet que des discours d’inauguration seront lus par « Bert Anciaux, Vallams minister van Cultuur », « Benoît Cerexhe ministre du gouvernement de la région de Bruxelle-Capital » et « Pascal Smet, minister van de Brusselse Hoofdstedelijke Regering ». Rien de choquant ? Nous sommes en campagne électorale, et ces ministres sont candidats à la chambre … Le 26 mars dernier les présidents d’assemblée avaient pourtant signé un protocole d’accord sur la prudence à observer lors de la campagne 2007. Le texte (j'ai vérifié) s’applique bien aux ministres régionaux et stipule que « toute communication ou campagne d’informaton destinée au public (…) doit être diffusée ou menée de manière dépersonnalisée ».
Le document, dans le souçi d'être pratique, précise même qu’il ne peut y avoir ni photo, ni nom, ni signature…
Sur mon même carton d’invitation à l'inauguration du Wiels on indique d’ailleurs la présence de la ministre de la culture de la communauté française … sans préciser qu’il s’agit de Fadila Laanan, visiblement plus stricte dans l’interprétation de la loi que ses collègues masculins.

23 mai 2007

Ce qui est excessif est insignifiant




Les collègues de Vers l’Avenir l’appellent le « sondage qui fait tout basculer ». Et, niveau coup de pub, ils peuvent être satisfaits de leur coup puisque la plupart des médias, avec plus ou moins de distance, ont repris leur enquête d’opinion. Selon ce sondage c’est donc le MR qui arrive en tête des intentions de vote en Wallonie. Et pas qu’un peu : le parti socialiste est relégué à plus de 4 points. Vu le contexte et les sondages précédents qui indiquaient tous le PS plus haut que le MR il y a de quoi s’étonner. Explication du journal : le sondage a été réalisé lors de l’investiture du nouveau président français et le MR bénéficie d’un effet Sarko. Très bien.

Arrêtons nous un instant.

L’institut Tell Me More, auteur de l’étude, n’était pas connu jusqu’à présent pour ses études sur les intentions de vote. Ce n’est pas lui faire injure que de souligner que ce travail nécessite une certaine expertise et que plus un sondage a une histoire longue plus il est facile de vérifier sa pertinence. Les études du Soir et le baromètre La Libre-RTL ont donc sur le papier une crédibilité d’avance.

Regardons un peu plus loin encore. L’étude annonce une marge d’erreur de 3,2%. Statistiquement exact. Mais il faut souligner que si une répartition géographique a été observée la méthode des quotas n’a pas été suivie (ce n’est pas annoncé en tout cas). Ce qui veut dire que l’échantillon n’offre aucune garantie de représentativité : les ouvriers , les agriculteurs ou les cadres supérieurs, peuvent y être sous représentés ou su représentés. Quand il s’agit d’intentions de vote c’est un tout petit peu embêtant.

Enfin cherchez le score de l’extrême droite ou les « sans opinions ». Inexistant. L’ensemble des « petites formations » serait aux alentours de 3%, alors que Le FN à lui seul est susceptible de faire le double. Les personnes sans opinions n’ont pas été prises en compte. Vers l’avenir écrit pudiquement que le score de l’extrême droite est sous estimé. J’ose, même si ce n’est pas très confraternel je le reconnais, être plus franc : ce sondage souffre d’une méthodologie inadaptée.



Voilà la vérité : la publication d’un sondage sur les intentions de vote crédibles coûte cher et les rédactions n’ont pas toujours les moyens de se l’offrir. Si vous n’avez pas beaucoup vu de sondages belges ces dernières semaines c’est que les caisses sont vides et que les rédactions bruxelloises ont décidés de se garder un bon sondage pour le dernier moment (sans doute la semaine prochaine ou la suivante).

Doit on se gausser de l’étude publiée un peu vite par Vers l’Avenir ? Pas tout à fait. Toute étude de ce genre conditionne le commentaire et les analyses des acteurs médiatiques et peut donc jouer un rôle sur la suite de la campagne. Publier ou relayer une étude qui porte à caution c’est prendre le risque de « fausser le jeu ».Quand Joëlle Milquet avait proposé peu après les communales d’interdire les sondages en période électorale j’avais trouvé cela excessif et contraire à la liberté d’informer. Peut être serait il utile en revanche que l’on s’accorde sur un code de déontologie sur les sondages politiques.

Pour en revenir au paysage politique actuel il existe probablement un « effet sarkozy » (ceux qui arpentent les marchés dans leur campagne de terrain et ceux qui analysent les scores d’audiences des JT français ne me contrediront pas). Qui en est le bénéficiaire ? Le Mr probablement. Cela aura-t-il encore un impact dans 15 jours ? Peut être. Peut le mesurer ? Sûrement, mais pas avec ce sondage ci. Et c’est dommage.

22 mai 2007

Reynders en librairie (tome III)


L’événement n’a pas été beaucoup médiatisé jusqu’à présent. Ce samedi les éditions Luc Pire devraient publier un livre détaillant la vision politique de Didier Reynders. L’ouvrage pèse une petite centaine de pages et a été écrit ces derniers mois par le président du Mr en personne. Le titre sera « parlons en ». En l’espace de quelques semaines c’est donc le troisième ouvrage (arpès la bio d' André Gilain et l'ouvrage plus critique de Marco Van Hees) ou Reynders figure en couverture. Encore un et les libraires ouvriront un rayon spécialisé.

21 mai 2007

Le sarko show, épisode belge


Tous les commentateurs (ou presque) se posent cette question : la victoire de Nicolas Sarkozy en France aura-t-elle un impact sur les élections législatives belges du 10 juin ? Il faut constater que l’intérêt pour la politique française ne faiblit pas dans les médias belges (coté francophone c’est même une déferlante) et que les citoyens eux même ne boudent pas le débat hexagonal. Si l’on peut être dubitatif sur un effet direct d’une élection sur une autre (il y a quand même des deux cotés de la frontière des partis, des leaders et des problématiques très différents) on peut en revanche s’interroger sur le « climat » que cette couverture de l’actualité politique génère. La « sarkomania», si elle se prolonge, pourrait bien finir par influencer la partie la plus indécise de l’électorat francophone. Pour l’instant le nouveau président français communique de main de maître et rien n’indique qu’il puisse disparaitre de l’actualité dans les prochains jours. Au contraire même, Nicolas Sarkozy sera à Bruxelles mercredi. Si sa rencontre a pour objectif principal les discussions sur l’avenir de l’Europe le président français devrait ensuite rendre une visite de courtoisie à Guy Verhofstadt. D’après mes informations la rencontre aura lieue à la résidence privée du premier ministre mercredi après midi en présence du ministre des affaires étrangères. Dans un second temps le rendez vous sera ouvert aux autres vices- premier ministres. Didier Reynders sera donc présent. Dans le contexte, c’est évidemment une poignée de main valorisante et dont la photo peut avoir un certain intérêt.
Belle opération bleue ? Cela pourrait être plus compliqué que prévu. Car si tous les vices premier sont invités, Laurette Onkelinx fait savoir ce lundi qu’elle ne boudera pas la rencontre (cela risque de refroidir l’ambiance puisque Laurette n’a pas tenu que des propos aimables pour Nicolas). Pour les libéraux l’impact électoral risque d’être moins évident s’il faut partager la photo avec les collègues socialistes. Au passage le cabinet Onkelinx précisait ce lundi soir ne pas avoir reçu d’invitation. Le courrier s'est perdu ?