16 avril 2007

Foire du livre

J’avais mentionné ici la sortie de la biographie de Didier Reynders par André Gilain. Le ministre des finances attirent visiblement auteurs et éditeurs, puisque mi-avril les éditions Aden publieront « Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches ». Autant André Gilain est catalogué à droite autant Marco Van Hees, auteur du second ouvrage, semble être un homme de gauche (ultra-gauche ?). Se présentant comme journaliste et fonctionnaire au ministère des finances ( !) l’auteur affirme dans son communiqué de presse que « Les holdings d’Albert Frère paient moins d’impôts que sa concierge (…). Reynders prétend qu’il a réduit la pression fiscale. Pour les nantis c’est clair. Pour le commun des contribuables, les chiffres sont loin d’en attester ». Bref l’ouvrage sera critique. Le ministre des finances y sera probablement décrit comme « le ministres des banquiers et des rupins » pour reprendre l’expression d’un socialiste bruxellois. Ceux qui n’ont pas aimé « la face cachée de l’iceberg » apprécieront peut être davantage ce récit là.

2 commentaires:

Un petit Belge a dit…

Je ne connais pas Didier Reynders mais la vérité se trouve probablement entre les deux ouvrages... Beaucoup d'ouvrages politiques ou historiques (sur la famille royale, par exemple) ont le défaut de manquer d'objectivité et de neutralité : soit c'est de la hagiographie à l'eau de rose, soit c'est une série de critiques de la première à la dernière page. C'est dommage...

Philip a dit…

J'ai lu le premier livre cité, il s'agit d'une bonne biographie politique, où on ne s'étend d'ailleurs pas trop sur la vie privée du président du MR, pas un mot sur ses enfants par exemple, mais où on apprend pas mal de choses sur les questions politiques qui ont fait débat au sein du MR ou lors de la formation des gouvernements...Assez intéressant lorsqu'on ne fait pas partie du cénacle des initiés.

Quant à la biographie non-officielle, les quelques extraits du communiqué de presse, permettent d'en avoir une idée précise sans même avoir à le lire...

Il est évident que les holdings d'Albert Frère pourraient très simplement ne plus jamais payer d'impôt (ce qui n'est pas le cas), il faudrait simplement que ceux-ci s'implantent à Jersey, Guernsey ou autres iles Caïmans de manière parfaitement légale qui plus est (pour les montants en jeu dans son cas, l'ingénierie fiscale à déployer et son coût serait réellement insignifiant par rapport aux profits générés).

Si Albert Frère ne délocalise pas ses centres de décision malgré la fiscalité belge, c'est sur base volontaire...si on cherchait à aller chercher l'argent là où il se trouve pour reprendre un slogan bien connu...il est certain que celui-ci et bien d'autres avec lui ne resteraient plus longtemps chez nous!!! La DLU n'a-t-elle pas prouvé que lutter contre la fraude fiscale n'est réellement possible que si la fiscalité est raisonnable

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