A peine rentré de Ciergnon, et avant de recevoir ce soir les présidents Milquet et Reynders, l’explorateur a eu en début de soirée un entretien ave Pieter De Crem, président de la commission intérieur de la chambre, sans doute pour évoquer Bruxelle Hal Vilvorde. Demain une partie de l’orange bleue se jouera à nouveau sur ce dossier. La réunion de la commission de l’intérieur devrait permettre d’inscrire BHV à l’agenda et de faire (re)monter un peu la pression sur les francophones. Jusqu’à présent l’orange bleue ne semble nulle part sur ce dossier. Seuls les chefs de délégation rencontrent l’explorateur, ce qui veut dire que ni Olivier Maingain ni Bart De Wever ne sont en première ligne, susceptibles de faire entendre leur point de vue. Ce n’est pourtant surement pas un point de détail. De même l’information, sortie vendredi sur ce blog et désormais reprise par le Standaard, d’une mission de bons offices de Jean Luc Dehaene ne laisse pas supposer d’avancées majeures. Ce mardi, la commission de l’intérieur pourrait bien connaître quelques emballements médiatiques.
Au carrefour de la politique et de la culture... Belgique, Bruxelles, la communication, le pouvoir, les idées, le théâtre ou la musique ... le blog perso du journaliste Fabrice Grosfilley
17 septembre 2007
L'orange bleue repasse par la case BHV
A peine rentré de Ciergnon, et avant de recevoir ce soir les présidents Milquet et Reynders, l’explorateur a eu en début de soirée un entretien ave Pieter De Crem, président de la commission intérieur de la chambre, sans doute pour évoquer Bruxelle Hal Vilvorde. Demain une partie de l’orange bleue se jouera à nouveau sur ce dossier. La réunion de la commission de l’intérieur devrait permettre d’inscrire BHV à l’agenda et de faire (re)monter un peu la pression sur les francophones. Jusqu’à présent l’orange bleue ne semble nulle part sur ce dossier. Seuls les chefs de délégation rencontrent l’explorateur, ce qui veut dire que ni Olivier Maingain ni Bart De Wever ne sont en première ligne, susceptibles de faire entendre leur point de vue. Ce n’est pourtant surement pas un point de détail. De même l’information, sortie vendredi sur ce blog et désormais reprise par le Standaard, d’une mission de bons offices de Jean Luc Dehaene ne laisse pas supposer d’avancées majeures. Ce mardi, la commission de l’intérieur pourrait bien connaître quelques emballements médiatiques.
14 septembre 2007
Dehaene cherche les deux tiers

A la majorité simple : on peut envisager de refinancer Bruxelles ou obtenir de la région flamande qu’elle retire les circulaire Peeters.
A la majorité des deux tiers : on peut remettre sur la table des compensations (évoquées en 2005) qui permettent à la communauté française d’être compétente pour certaines interventions dans les communes à facilité.
Ce vendredi deux sources distinctes m’ont confirmé que Jean Luc Dehaene a approché le PS en début de semaine pour le « tester » dans le cadre d’un scénario deux tiers. A ce stade il ne semble pas que le PS souhaite donner une suite à l'entretien.
- qu’Herman Van Rompuy ne travaille pas seul et que le plombier de Vilvorde a été rappelé à la rescousse
- que l’orange bleu après une semaine de travail sur BHV n’est toujours nulle part dans ce dossier
- que le CD&V n’a pas encore renoncé à la majorité des deux tiers… à moins que la mission Dehaene ne consiste justement à démontrer qu’elle est inatteignable.

13 septembre 2007
Les photos de la NVA

Règlement de comptes à Courcelles
11 septembre 2007
Laurette s'installe au boulevard

Hervé Hasquin en tenue de surfeur

Le centre Jean Gol, centre d’étude du MR administré par Hervé Hasquin, a présenté hier son nouveau site internet. La volonté est de proposé un portail qui mène vers des sites internet (une 70aine de blogs francophones recensés comme « libéraux ») et surtout l’index de la bibliothèque du centre, outil pratique pour les étudiants dont le sujet serait le libéralisme. Petit recherche amusante dans cette base de donnée, si l’on tape « Gol » on trouve la référence de 22 ouvrages, « Hasquin » 18, et Reynders « 5 ». Avec "Louis Michel" on monte à plus de 180 références, mais le moteur de recherche a additionné tous les "Louis " et tous les "Michel" de la bibliothèque. Indicatif ?
10 septembre 2007
Van Rompuy gagne une semaine
09 septembre 2007
Au dessus de la mêlée

06 septembre 2007
Les solutions BHV
La séance de la chambre de ce jeudi après midi s’annonce houleuse. Voici les ingrédients :- Au programme, après plusieurs reports : la désignation des présidences de commission.
- A la manœuvre : Herman Van Rompuy qui met sa mission d’exploration quelques heures entre parenthèses pour reprendre sa casquette de président de la chambre.
- Comme point sensible : la commission de l’intérieur qui pourrait commencer à travailler dès les prochaines semaines sur les propositions de loi ( à majorité simple) portant sur la scission de l’arrondissement électoral Bruxelles Hal Vilvorde.
La portée symbolique de l’arrondissement n’échappant sûrement pas aux lecteurs de ce blog, inutile que je vous fasse un dessin. Les francophones surveilleront de près les faits et gestes de l’ « explorateur-président » dans les heures à venir tandis que les négociateurs flamands sont sous la pression grandissante de leurs amis parlementaires ( et la présence d’un groupe « Dedecker » ne facilitera pas les choses).
Est ce faire injure aux négociateurs et aux francophones de la périphérie que d’affirmer pourtant que ce point n’est pas le plus délicat de la négociation ? Certes BHV est un enjeu crucial, mais les solutions existent comme le rappelle opportunément Paul Piret dans la libre Belgique de ce matin (voir aussi, dans le même journal, le papier de Martin Buxant pour comprendre les enjeux ou ce texte, pas très récent mais complet, de François Schreuer sur son blog "des bulles"). Proposons donc quelques pistes de travail, qui ne sont peut être pas si éloignées de celles qui traînent sur les tables de Val Duchesse et de la place de la nation (coté présidence de la chambre).
Scission ? Oui. Elle est incontournable pour les flamands. Refuser le terme revient à faire éclater la Belgique. Les négociateurs francophones devront donc avaler cette couleuvre : l’arrondissement sera bel et bien scindé, mais toute la question réside dans l’aménagement qui permettra de sauvegarder les intérêts des francophones de la périphérie. Il va sans dire que cette partie du problème n’est pas rencontrée par les propositions de loi déposées par les partis flamands à la chambre. L’objectif des négociateurs est donc un classique belge : permettre aux flamands d’exhiber la scission de ce vil arrondissement tandis que les francophones brandiront les compensations obtenues en échange.
Quelles compensations faut-il imaginer ? Pour les francophones concernés (entre 120 et 200 000 selon les sources) il est légitime de pouvoir continuer à voter pour des listes qui représentent leurs intérêts et parlent leur langue (tous les flamands sensés le reconnaissent). On ajoutera à cette légitimité démocratique qu’il est politiquement indispensable que ces listes soient les mêmes que celles présentées aux électeurs bruxellois (ou du brabant wallon, ou les deux, pourquoi pas ?) pour maintenir un lien et affirmer le caractère « bilingue » de la zone. Il faut donc écarter une scission pure et simple qui permettrait certes de présenter des listes type « union des francophones » qui décrocheraient à coup sûr l’un ou l’autre siège, mais qui à terme consacrent le caractère « flamand » des territoires concernés et de leurs électeurs.
Quel dispositif peut-on avancer ? Simple mais considéré comme une provocation par les flamands : l’élargissement de Bruxelles. C’est la position officielle des francophones. Si elle paraît peu tenable à moyen terme cette position est cohérente…mais s’apparente à une redéfinition des frontières linguistiques. Suggestion aux négociateurs : en cas de divorce ne faut il pas préciser aux séparatistes flamands qu’une consultation des populations serait éxigeable (et sans être un expert des relations internationales cela me semble assez démocratique) et que ces frontières sont toujours susceptibles d’être redessinées, au besoin avec l’aide de la communauté internationale ?
Moins tranché, mais plus réaliste, un droit d’inscription pour les électeurs francophones. Je réside en Flandre mais je vote à Bruxelles (c’est la scénario du pacte d’Egmont). Le diable, comme toujours est dans les détails. Ce droit accordé aux francophones s’accompagne-t-il de l’installation de bureaux de votes dans leurs communes, ou bien doivent il se déplacer physiquement en région Bruxelloise ? Et surtout, ce droit est il accordé à tous les francophones de l’arrondissement ou aux seuls habitant des communes à facilités, pour une législature, une génération ou sans limitation de durée ? Il y a là de quoi négocier…
Ajoutez des aménagements spécifiques pour les communes à facilités, permettant à la communauté française d’y subventionner écoles et activités culturelles (c’est le scénario de 2005) et vous obtenez une reconnaissance de fait du bilinguisme de la périphérie.
En combinant ces deux pistes (le droit d’inscription et les aménagements) les francophones peuvent donc négocier une scission apparente de l’arrondissement. En ayant en tête que ne pas obtenir suffisamment de garanties sur les deux tableaux à la fois revient à abandonner les francophones de la périphérie, consacrer la vision d’une « Flandre-Etat » et donc préparer l’éclatement de la Belgique.
