10 juin 2006

Parenthèses


C'est un week end qui permettra aux hommes politiques de souffler. Avec un programme copieux : une finale pour justine (Guy Verhofstadt y sera, on observera avec attention quels francophones l'accompagnent dans les tribunes), des matchs de foot en pagaille et les festivités du Doudou. Quels rapports avec les affaires qui secouent Charleroi et le débat politique ? Aucun, si ce n'est que la tonalité dominante dans les médias sera probablement modifiée. Après 2 semaines de scandales, d'incarcerations et de guerre de pouvoir, la une des journaux sera forcément plus légère. Cela explique sans doute la "radicalisation" observée en fin de semaine (on notera la sortie de Didier Reynders, président du MR, en attendant un congrès Ecolo dimanche où l'on ne pourra pas ne pas parler des affaires). Bref, nous entrons dans une nouvelle donne médiatique. Ce qui ne veut pas dire que les instructions en cours ou que les luttes locales pour établir de nouveaux rapports de force, si elles ne se déroulent pas une pleine lumière, ne continuent pas.

Libre déception

Malgré mes protestations La Libre Belgique n'a donc pas jugé utile de corriger sa mauvaise lecture de mon blog. Faut il y voir une forme de mépris pour un média que l'on juge encore peu sérieux ?

08 juin 2006

Libre précision

La libre Belgique me fait l'honneur de relater (rubrique "la journée") l'émoi causé par ce blog à la RTBF. Je précise donc :

1) Je n’ai jamais écrit sur mon blog à propos du fameux sondage sur Charleroi que « je ne croyais pas à l’erreur technique que j’y voyais la main de l’état PS ou la crainte de la RTBF de peiner Elio Di Rupo » Cette affirmation est fausse et ne correspond pas à l’esprit du blog. Le journaliste auteur du billet s’est vraisemblablement contenté de retranscrire ce qu’une source, sans doute bien intentionnée à mon égard, lui indiquait sans aller vérifier par lui même.

2) Je ne « rêve » pas de rejoindre la RTBF. Vu l’ambiance décrite par la Libre cela ressemblerait même à un cauchemar.

07 juin 2006

Dedicated research : résultats corrigés

La RTBF et le groupe sud presse publie ce mercredi soir une nouvelle version de leur sondage "communales 2007". La nouvelle version intègre 300 nouveaux inteviews réalisés en dehors du centre ville. La marge d'erreur est de 4%. Les résultats sont les suivants :

PS : 31,9%
MR : 21,1%
FN : 16,5%
cdH : 14,9%
Ecolo : 11%

Sur ce sondage "corrigé" (et donc à priori plus fiable) le PS reste donc le premier parti de Charleroi mais perd plus de 19% par rapport aux élections communales de 2000.

06 juin 2006

Les premiers chiffres de Dedicated Research et le MR numéro 1 à Charleroi


C'est un sondage très attendu qui aurait du être rendu public ce mercredi par la RTBF et les journaux du groupe sud presse. Quelles sont les intentions de vote aux prochaines élections communales ? Le sondage qui épluche les grandes villes wallonnes repose sur un échantillon de 300 personnes par ville (soit une marge d'erreur de l'ordre de 5%) et s'annonçait très spectaculaire. On emploie le conditionnel car sa parution est finalement repoussée de 24 heures. Toute la journée les réunions de crise se sont succèdées à la RTBF et à Sud Presse. Faut il considérer ces chiffres (et surtout une chute de 22% pour le PS carolo voir ci dessous) comme crédibles ? Les organes de presse commanditaires semblent se poser la question. En cause , semble-t-il, une erreur de méthodologie de l'institut qui se serait mélangé les codes postaux (et aurait oublié que depuis la fusion des communes une ville peut s'étendre sur plusieurs codes postaux). Les chiffres que je communique ci dessous sont donc les chiffres originaux obtenus par Dedicated REsearch. Ils m'ont été confirmés à plusiuers sources. Mais ils ne seront pas publiés tels quels.


Intentions de vote à Charleroi : le MR devant le PS

MR : 23,1% (soit +8,5% par rapport aux régionales 2004 )
PS : 20,8% (-22%, autant dire une chute libre)
FN : 19,5% (+2,6%)
CDH : 15,7% (+4,8%)
Ecolo : 15,1 (+8,6%)

Notez que le PS perd également plus de 10 points à Mons et La Louvière.
Question subsidiaire : si la publication est reportée de 24 heures, est-ce pour des interviews supplémentaires dans les quartiers oubliés ? Ou bien s'agit il d'une correction statistique (un "lissage" dans le jargon des sondeurs) ? Réponse dans 24 heures.
D'ici là les 2 organes de presse tenteront de colmater les brêches (ces chiffres circulent déjà beaucoup dans le milieu, retarder leur publication c'est encourir le risque d'être accusé de dissimulation), et l'institut de sondage devra songer à rétablir sa crédibilité...

Les "rénovateurs" au rapport

C'est la nouvelle gazette qui l'annonce dans son édition de lundi. Les opposants internes du PS carolos pourraient passer un mauvais quart d'heure. Ingrid Colicis, Isabelle Minsier et Eric Massin seraient sur le point d'être auditionnés par le vice président de l'USC. Paul Ficeroulle serait lui entendu par Jacques Van Gompel. Le spectre d'un blâme ou d'une expulsion serait même envisagé... En clair la bataille interne au PS atteint un nouveau sommet et on voit mal comment le parti pourrait laisser tomber ces 4 rénovateurs sur lesquelles il a fondé toute sa stratégie et qui représentent la seul alternative à jean Claude Van Cauwenberghe...

04 juin 2006

Van Cau, docteur en communication


Jean Claude Van Cauwenberghe a donc répondu à Philippe Courard (et donc à Elio Di Rupo, voir ci dessous "van cau contre attaque"). Je ne reviendrai pas sur le contenu de la déclaration. Je vous suggère juste de jeter un coup d'oeil attentif à l'image ci-contre. Pour cette contre attaque le président de l'Union Socialiste Communale de Charleroi a en effet soigné la manière. D'abord une petite phrase "je ferai un pas de côté quand les camarades de Charleroi m'auront dit que j'ai fait un pas de travers". Ensuite par la mise en scène : les responsables des sections locales à ses côtés, message induit "je ne suis pas tout seul, les militants carolos font bloc avec moi". Enfin par le décor. On retrouve derrière Van Cau un portique dont sont désormais friands les partis politiques. La toile rouge, le sigle PS dans un coin, le coq wallon dans l'autre : Van Cau s'y affirme plus wallon que jamais et signifie ainsi qu'il y a une bataille entre les socialistes wallons, qu'il incarnerait, et ceux qui oublient le coq wallon sur leur étendard au boulevard de l'empereur. Bref ce serait le PS d'en bas contre les stars de Bruxelles. Conclusion : Jean Claude n'a plus rien à envier à Elio. Il maîtrise son message, possède l'art de la petite phrase pour les TV, et se préoccupe désormais de la mise en scène et même du décor...

La route du 16 passe par Charleroi


Elio Di Rupo a-t-il une chance d'être premier ministre en 2007 ? Il ya quelques semaines la question était légitime. Pour être en mesure de briguer le poste, apothéose de toute carrière politique belge, le président du PS devait réunir 3 conditions :
1) Que le parti socialiste soit numériquement la première formation du pays, nord et sud confondus
2) Que le paysage politique flamand soit "éclaté" ou "balkanisé" pour que les autres prétendants au poste de premier se neutralisent les uns les autres (si le CDV est de loin le parti dominant, espérer un premier francophone est une utopie)
3) Que le parti socialiste, réellement diabolisé dans la presse flamande, puisse devenir "fréquentable" pour les électeurs flamands et leurs représentants

Les deux premières conditions relèvent de du rapport de force électoral. A voir en 2007.

La denière condition est celle sur laquelle le président du PS et son entourage ont la possibilité d'agir directement. En apprenant le néerlandais pour pouvoir répondre aux questions (qui ressemblent souvent à des attaques) des journalistes flamands mais aussi et sourtout, en rendant son parti irréprochable sur le plan de l'éthique et de la gouvernance (un travail qu'on peut juger absolument nécessaire après le traumatisme des années Cools). Or, depuis quelques semaines la "rénovation" craque de toute part. La presse flamande, avec sans doute un peu de mauvaise foi, se penche à son tour sur les dérives carolos. Jean Claude Van Cauwenberghe, qui s'accroche, tient là sa revanche. Celui qui a du quitter la ministre présidence wallonne faute de soutien (c'est en tout cas sa perception), peut à son tour, briser le rêve présidentiel de voir un francophone rouge revenir au 16 rue de la loi...
Il y a derrière la bataille de façade entre "renovateurs" et "socialistes historiques" une relation humaine déteriorée, pleine d'amertume et de ressentiments.

02 juin 2006

Petit ménage au boulevard

Garder la maîtrise du calendrier. Au boulevard de l'empereur (siège du PS) on a décidé de prendre ostensiblement son temps pour traîter les différentes affaires de mauvaise gestion qui frappent les mandataires socialistes. Ce jeudi un communiqué annonçait donc que le collège du président et vice présidents du PS (traduisez Elio, Philippe Moureaux, la liégeoise Christie Morréale, et Maurice Bayenet, soit la garantie de débats intenses) suspendait Lucien Cariat. Jusqu'à nouvel ordre l'échevin inculpé ne pourra plus se réclamer du parti (mais ce n'est pas encore l'exclusion). André Liesse est démissionnaire, et les cas de Claude Despiegeleer et Serge Van Berghen restent à l'instruction...

Van Cau contre attaque


A Charleroi c'est désormais un duel à mort. Le ministre wallon des affaires ntérieures Philippe Courard (ps) suggérait ce matin à 7H50 sur Bel RTL à Jean Claude Van Cauwenberghe de faire un pas de côté... Le président de l'Union Socialiste Communale lui répondra dans les prochaines heures, et on ne doute pas que le contenu de la réponse sera à la hauteur de l'attaque. Van Cau a convoqué une conférence de presse pour 11 heures ce vendredi. On sait déjà qu'il annoncera le report du congrès de l'USC au 22 juin avec l'intention d'organiser un vote des militants pour se faire confirmer à la présidence... pas vraiment l'attitude d'un homme qui se prépare à s'effacer...