09 octobre 2007

Discours syndical


Habituellement je ne suis pas du genre à me plaindre, et je considère même que j’ai la chance de faire un boulot formidable. Que mes conditions de travail sont mille fois plus enviables que celle d’un ouvrier d’une usine automobile, d’un déménageur un jour d’hiver ou d’une caissière de supermarché le samedi midi. Mais puisque ce blog semble désormais avoir une certaine influence, permettez-moi de signaler que les négociations de la nuit dernière se sont étalées sur 13 heures. Que ce fût surement très dur pour les négociateurs. Mais que ceci avaient quand même à leur disposition des salles de réunions, des chaises pour s’asseoir, des tables pour travailler, un repas pour se sustenter et même des toilettes.


Pendant ces même 13 heures, les journalistes politiques (nous étions une douzaine) patientaient sur le trottoir, mangeaient un sandwich debout sur le capot de la voiture, et allaient de temps un autre faire un tour dans le parc royal pour des raisons que vous pouvez imaginer. Alors bien sûr, nous ne nous plaignons pas. Guy Verhofstadt nous a d’ailleurs habitué à ces conditions de travail, et cela fait quand même huit ans que cela dure. En plus ce lundi soir la météo étaient clémente : pas de pluie et une moyenne de 13 degrés, et j’étais entouré de plein de collègues sympathiques. Mieux même : les chauffeurs des négociateurs VLD ont même fait un saut jusqu’au cabinet Dewael pour ramener à la presse deux litres de café chaud (merci à eux). Mais quand même : l’orange bleue peut-elle imaginer mettre à la disposition des journalistes les jours de pluie une salle (avec vue sur la sortie des ministres puisque c’est pour cela que nos employeurs nous envoient sur place), des chaises, un accès aux toilettes et même (là je pousse un peu sans doute) des bouteilles d’eau ? Après 121 jours de patience, c’est trop demander ?

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Et tu ne veux pas, en plus, qu'Yves Leterme viennent vous pousser la chansonnette, des fois?
;-)

Blague à part, je suis:
- rassuré de lire que vous êtes encore si nombreux (comme quoi, il ne faut pas totalement désespérer de la profession);
- sidéré de voir qu'ils continuent à vous traiter de cette façon (comme quoi, l'hospitalité légendaire du Parlement bruxellois était bel et bien exceptionnelle; il est vrai qu'il était assez facile d'y être syndic de la presse).

Allez, courage!

pixeline a dit…

franchement, et si les journalistes commencaient par ne plus couvrir leurs bêtes négotiations?

Et si tout ce cirque n'avait plus aucune valeur?

Les politiciens ont besoin de vous pour vivre; vous avez d'autres sources d'actualité non?

Anonyme a dit…

Le Soir d'aujourd'hui remercie lui aussi le chauffeur VLD. Cela nous changed'une certaien arrogance de certains journalistes pour qui tout doit être cuit et servi sur un plateau. Parfois, il faut peiner pour gagner sa croûte...

belgapalermitanoepazzo a dit…

Heureusement que ce sont les chauffeurs du vld qui ont ete prendre le cafe, parce que:
1) Ceux du cdv auraient déclaré que seul les flamands peuvent boire leur cafe
2) ceux du cdh auraient tout fait pour eviter la porte de Hall a Bruxelles (il manque encore vilvoorde)

3) ceux du mr auraient du aller chercher le cafe directement à la maison de didier reynders a liège. sans garantie qu'il arrive encore chaud.

Mais enfin, la prochaine fois ils vous doneront les couvertures et vous indiqueront le parc royal!!!

Mateusz a dit…

Info relayée sur http://lepolitiqueshow.dhblogs.be.

Bien à vous.

phil100 a dit…

Fabrice, 150pc d'accord;

Tout ceci démontre non seulementla frilosité et l'amateurisme de certains négociateurs face à la presse, mais aussi la volonté de l'utiliser comme simple relai pour leur petits commentaires.
(et un relai, c'est un bâton, ...pas un homme_femme sous la pluie)