25 janvier 2008

Le retour du clivage économique

Au moment précis où j'écris ces lignes Yves Leterme et Didier Reynders réunissent le groupe Octopus pour la seconde fois. Ils reçoivent , toujours dans les salons dorés du sénat et avec la présence de moults caméras et objectifs photographiques, les ministres présidents des gouvernements régionaux et communautaires (avec un traitement particulier pour Chris Peeters, en voyage à l'étranger : la Flandre aura droit à une audition spécifique).
De mon fauteuil de commentateur en ligne ce grand show parait presque anachronique. Tout le monde sait désormais que le débat communautaire avance lors d'entretiens discrets et de réunions en plus ou moins petits comités. L'exercice du sénat risque donc d'être aussi formel que convenu.
Si je m'autorise le terme d'anachronisme c'est aussi parce que le débat s'est fortement déplacé ces dernières semaines. Ce n'est plus sur le terrain communautaire que les partis s'opposent mais bien sur les questions budgétaires et économiques. Côté flamand Yves Leterme a tiré la sonnette d'alarme en fermant le robinet : pas de nouvelles dépenses avant le conclave budgétaire, et un trou de 3 milliards à combler a-t-il annoncé début janvier. La mine sévère du ministre du budget peut donc s'appliquer à d'autres thématiques que les seules questions communautaires. Au passage Leterme enfile un costume d'homme d'Etat sérieux et responsable qui peut, vis à vis du sud du pays, contribuer à sa crédibilité.
Côté Francophone Elio Di Rupo a également oeuvré à ce repositionnement du débat public : l'expression "la droite vide les caisses" lancée depuis la tribune d'un congrès résonne encore aujourd'hui. Il n'est pas exclu que le débat autour des mesures fiscales prises en faveur des entreprises (les fameux intérêts notionnels) soit à nouveau au centre des discussions budgétaires. Le président du PS, sur son blog, et celui du MR dans ce communiqué de presse, affûtent en effet des arguments parfaitement contradictoires. Évaluer la pertinence des cadeaux fiscaux, notamment en terme de créations d'emplois pour l'un, offrir par la fiscalité des gains de compétitivité aux entreprises et ne pas rompre un cercle vertueux pour l'autre.
Pour le journaliste et le citoyen que je suis, l'émergence de ce débat (sans préjuger de la suite qui lui sera donnée) est plutôt une bonne nouvelle : ces questions là sont un peu plus dignes que les querelles de leadership de ces derniers mois.

3 commentaires:

philou a dit…

Allons, réanimons la partie commentaires de votre blog.

"La gauche a vidé les caisses de l' Etat":

Allocations de chômage de père en fils , sans mesures de contrôle, sans de formation accompagnée de suspension en cas de refus d'emploi;
Allocations familiales illimitées : je trouve scandaleux que de hauts revenus en bénéficent (la gauche devrait applaudir..) et que la société subventionne des gens qui procrée chaque année (c'est leur droit, mais arrêtons de les subsidier);
Fraudes sociales tel le chômage économique (collusion entre les employeurs et travailleurs, qui travaillent en noir tout en bénéficiant des mesures sociales ): fraudes aux alloc de chômage .(fausse résidence via les boîtes aux lettres: GRANDE SPECIALITE DANS LES COMMUNES SOCIALISTES).
Fraudes à l' INAMI: (voir le dernier show mediatisé des malades marocains qui étaient retournés dans leur pays...); les declarations fausses et multiples en matière de naissance;
Le travail en Noir (là il y a un scandaleux consensus des gauches PS_CDH et du MR).
etc etc

bon we

Fabrice Grosfilley a dit…

Une remarque : les domiciliations fictives sont un délit. Ecrire que c'est "une grande spécialité dans les communes socialistes" mériterait au moins d'être etayé.

philou a dit…

Reponse: Charleroi (ville ) et des communes avoisinantes.
Il n'y a pas de dossiers ouverts ??

Employeu de la main d'oeuvre au noir est aussi un délit: cela n'existe sans doute pas .....???