
C’est un exercice de pédagogie. Ce mercredi matin Elio di Rupo a donc dressé un état des lieux de l’économie wallonne. On peut retenir du texte (le terme est impropre, le ministre président ayant pas mal improvisé) un aveu : le chômage reste un point noir, et une série d’espoir. D’emblée le ministre président précise le cadre de l’intervention wallonne, en redonnant le budget des différentes institutions il rappelle combien le pouvoir d’intervention des régions est limité, l’essentiel des leviers économiques relevant du fédéral. Il enchaîne sur un appel vibrant au patriotisme wallon : il faut que les wallons parlent positivement de leur région, ce qui est une condamnation implicite des discours critiques des derniers jours. Vient ensuite le coeur de l'analyse. Sur le front de l’emploi la réalité des chiffres est incontournable : 208 000 chômeurs en Wallonie et un recul à peine perceptible : sur ce terrain là la Wallonie reste un mauvais élève et l’écart se creuse avec la Flandre.
En revanche, d’autres indicateurs sont positifs et le ministre président wallon les met légitimement en avant. En termes de créations d’entreprises, de créations d’emploi (31 000 en Wallonie contre 39 000 en Flandre sur un an), d’investissements dans la recherche ou d’efforts consentis dans la formation ou de maitrise des dépenses publiques les chiffres sont bons. Ils augurent d’un redressement wallon possible. Avec l’arrivée d’entreprises étrangères en Wallonie la spirale du déclin est en passe d’être rompue. Faut-il en conclure qu’ Alain Destexhe aurait tort et Elio di Rupo raison ? La réalité est peut être que les deux analyses se superposent. On peut, avec Alain Destexhe s’inquiéter de chiffres du chômage catastrophiques ou d’investissements dans le Hainaut trop répartis, et dans le même temps, se réjouir, avec Elio Di Rupo, d’un redémarrage wallon, basé sur une prise de conscience tardive mais réelle, avec des décisions politiques enfin à la hauteur. En soulignant que le mécanisme vertueux enclenché aujourd’hui peut mettre quelques années avant d’entrainer un recul du chômage. Et que les emplois créés dans des secteurs comme l’industrie pharmaceutique ou les nouvelles technologies ne correspondent pas toujours aux qualifications des demandeurs d’emplois wallons.
En revanche, d’autres indicateurs sont positifs et le ministre président wallon les met légitimement en avant. En termes de créations d’entreprises, de créations d’emploi (31 000 en Wallonie contre 39 000 en Flandre sur un an), d’investissements dans la recherche ou d’efforts consentis dans la formation ou de maitrise des dépenses publiques les chiffres sont bons. Ils augurent d’un redressement wallon possible. Avec l’arrivée d’entreprises étrangères en Wallonie la spirale du déclin est en passe d’être rompue. Faut-il en conclure qu’ Alain Destexhe aurait tort et Elio di Rupo raison ? La réalité est peut être que les deux analyses se superposent. On peut, avec Alain Destexhe s’inquiéter de chiffres du chômage catastrophiques ou d’investissements dans le Hainaut trop répartis, et dans le même temps, se réjouir, avec Elio Di Rupo, d’un redémarrage wallon, basé sur une prise de conscience tardive mais réelle, avec des décisions politiques enfin à la hauteur. En soulignant que le mécanisme vertueux enclenché aujourd’hui peut mettre quelques années avant d’entrainer un recul du chômage. Et que les emplois créés dans des secteurs comme l’industrie pharmaceutique ou les nouvelles technologies ne correspondent pas toujours aux qualifications des demandeurs d’emplois wallons.



