17 mai 2006

Jalousies, intox et mise au point...

Le journalisme c'est un peu comme la politique. On n'est pas à l'abri des coups tordus. Depuis quelques semaines l'émission "le grand défi" est donc l'objet d'une opération d'intox. La rumeur (j'ai ma petite idée sur son point de départ)affirme que les invités de l'émission auraient les questions à l'avance. C'est évidemment faux et calomnieux pour les journalistes qui travaillent sur ce programme.
Dans son édition de ce jeudi Trends-Tendances, sous la plume d'André Gillain (ancien du Pan et souvent mieux inspiré) croit donc pouvoir écrire que Joëlle Milquet aurait reçu un document quelques heures avant l'émission. Il y a au mieux une confusion, au pire une intention de nuire. L'émission est articulée autour des questions des auditeurs et d'un sondage. Joëlle Miquet, comme avant elle Didier Reynders et Elio Di Rupo a donc pris connaissance 24 heures avant l'émission des résultats aux 5 questions du sondage (petit scoop au passage, toutes les questions ne lui faisaient pas plaisir, c'était le cas également pour les invités précédents). C'est tout.
A aucun moment elle n'a pris connaissance des questions des deux interviewers que ce soit celles de Kathryn Brahy ou de l'auteur de ses lignes. Contrairement à ce qu'affirme André Gillain il n'existe aucun document informatique ou papier reprenant l'ensemble de nos questions : en entrant en studio kathryn a ses propres fiches manuscrites, j'ai les miennes. Et pour la petite histoire on en parle jusqu'au dernier moment. Si André Gillain avait contacté l'un des 3 invités déjà interviewés ou l'un des 2 journalistes il aurait pu recouper sa mauvaise info. S'il avait visionné l'émission il se serait sans doute dit que Joëlle Milquet était fort mal préparée sur plusieurs questions (seul un télespectateur aveugle et sourd peut penser que la question sur le Giro était connue de la présidente du CDH à l'avance).
Le tuyau sur le tuyau est donc un peu percé. Au fait, André , un journaliste qui ne vérifie pas ses infos et qui élève une rumeur malveillante au rang de scoop ça ne vaut pas un prochain "confidentiel" ?

6 commentaires:

viaduc a dit…

Bien envoyé !

C'est tout de même grave qu'un organe de presse ayant l'ambition de ne diffuser que de "bonnes" informations, ne prenne même pas la peine de passer un coup de fil aux principaux intéressés ou témoins. Ca me paraît la moindre des choses.

Robert a dit…

Pouvez-vous préciser, sans citer de noms bien sûr, d'où vous pensez que la rumeur est partie et pourquoi?

fabrice grosfilley a dit…

La rumeur a commencé à courrir dès le lendemain du premier numéro (avec Elio Di Rupo)... et ce sont des collègues de la RTBF qui m'en ont parlé en premier... vous devinez pourquoi ?

Vincent a dit…

Pour avoir regardé vendredi le grand défi de Guy Verhofstadt, il est complètement fou de penser que les invités aient reçu les questions au préalable. Le Premier ministre était visiblement irrité lorsque Monsieur Grosfilley a voulu aborder les questions communautaires avec lui.

C'est sans doute une des seules émissions politiques où j'ai vu l'invité être mis sur le grill à cause de questions dérangeantes.

Longue vie au Grand défi.

Je remercie Monsieur Grosfilley pour la passion avec laquelle il nous fait comprendre l'actualité politique belge.

Merci pour tout.

Koshka a dit…

A force de côtoyer les politiques, vous usez des mêmes ficelles. Cessez la langue de bois. Si vous avez une idée sur l'origine de la rumeur, ayez au moins le courage de citer des noms, au lieu d'user de sous-entendus. Soit vous avez des preuves sur ladite origine, soit vous n'en avez pas.

fabrice grosfilley a dit…

C'est hélas le principe de la rumeur : "on m'a dit que"... La colporter sans la vérifier c'est y participer. Mais établir une "preuve" n'est pas possible. Citez un nom reviendrait à en lancer une autre (tout aussi invérifiable). Je pense avoir été assez clair sur son origine pour ne pas être accusé de "langue de bois".