25 septembre 2007

Herman en voiture et le calendrier des négociations


L’explorateur a levé ce mardi matin un (petit) coin du voile sur les négociations en cours entre les partenaires de l’orange bleue. Joint par des confrères de la VRT alors qu’il était en route pour l’université de Gand l’explorateur a accepté une courte interview par téléphone où il indique que « les commentateurs peuvent bien être pessimistes ils en savent moins que moi ». Et donc, oui, Herman conserve un espoir d’y arriver. Au cours de l’entretien l’explorateur a confirmé que la piste d’un « droit d’inscription étendu » avait bien été évoqué. En clair cela permettrait à chaque électeur de choisir la région où il souhaite. Les francophones de la périphérie pourraient donc choisir de voter à Bruxelles, ou en Wallonie. Un flamand installé à Nivelles pourrait également voter en Flandre, et un fouronnais en Wallonie. On voit bien l’intérêt de la piste mais « son importance ne doit pas être surestimé » ajoutait dans l’interview Herman Van Rompuy. Traduction : tout le monde n’a pas marqué son accord. Interrogé par le journaliste pour savoir si l’orange bleue était toujours une psite politique, le président de la chambre répondait, laconique : « il y a toujours une volonté des 4 partenaires d’y arriver ».


Pas abordé par la VRT mais également sur la table : l’organisation d’un calendrier. L’idée d’un comité des sages semble désormais avoir fait son chemin. D’après les bribes d’information que j’ai pu recueillir et recouper à plusieurs sources, on pourrait lui confier deux phases importantes d’une réforme de l’état. D’ici un an ce comité ferait des propositions pour la réforme de la chambre et du sénat. Avant 2009 il devrait accoucher d’une nouvelle régionalisation de compétences actuellement confiées au fédéral.


Cette piste n’est valable que si on y adjoint une solution au casse-tête BHV, qui devrait, elle, être trouvée dès la formation du gouvernement. Et c’est là que le scénario est délicat : certains partenaires rechigneront surement à accepter un compromis sur BHV s’ils ont le sentiment qu’ils risquent devoir faire de nouvelles concessions 6 mois plus tard. Ce communiqué du FDF, passé inaperçu lundi, est de ce point de vue une piqûre de rappel.

2 commentaires:

Alex a dit…

Le comité des sages est très certainement la solution la plus... sage! Négocier une important réforme dans le feu des pourparlers d'une formation de gouvernement ne peut pas arriver à un bon résultat.

Ménestrel a dit…

On peut parfois se demander si la notion "d'acharnement thérapeutique" ne s'applique pas à l'état de la Belgique actuelle : on sait très bien ce que veulent les partis flamands majoritaires : le séparatisme brutal, avéré ou feutré, éventuellement camouflé sous le nom de "confédéralisme".
Peut-il y a voir encore un sens à prévoir des commissions, des comités, des conseils ou n'importe quelle autre chose, quand on sait, raisonnablement et sans espoir de se tromper, que même si on peut retarder l'échéance de quelques mois (2009), ou au mieux quelques années, cette échéance reviendra de toute façon, inéluctable.

Ne vaudrait-il pas mieux avoir le cran de dire la réalité aux francophones, qui restent seuls à vouloir le maintien de la Belgique d'antan, et organiser la séparation du côté francophone, avec la même détermination, le même sang froid, le même souci de protéger nos intérêts envers et contre tout que ne l'ont fait, depuis déjà 10 ans, les partis flamands ?